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Le début de quelque chose

La victoire historique du Canada contre les États-Unis donne le droit de rêver et d’espérer pour le mieux

Après une victoire méritée, mardi contre les États-Unis, les Canadiens affronteront à nouveau leurs rivaux du sud pour terminer avec les Cubains, en novembre.
Photo AFP Après une victoire méritée, mardi contre les États-Unis, les Canadiens affronteront à nouveau leurs rivaux du sud pour terminer avec les Cubains, en novembre.

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La victoire de 2 à 0 du Canada contre les États-Unis, mardi, en plus d’être historique, pourrait bien marquer un tournant pour cette équipe qui montre des signes intéressants depuis un bon moment.

Rappelons que c’était la première fois depuis le 2 avril 1985, soit plus de 34 ans, que les Canadiens venaient à bout de leurs rivaux du sud. C’était donc une rivalité à sens unique.

Mais au-delà du résultat, c’est la manière qu’il faut regarder. Soyons clairs, les Canadiens, 75es au classement de la FIFA, n’ont pas seulement gagné parce que les Américains (21es) ont mal joué, ils les ont tout simplement battus, ils ont été meilleurs.

Pendant que le programme américain ne cesse de piquer du nez et qu’on réclame déjà la tête de Gregg Berhalter, en poste depuis moins d’un an, la formation canadienne est quant à elle en hausse.

« J’ai vu un Canada différent, une nouvelle génération, et c’est prometteur pour l’avenir », a d’ailleurs lancé Lucas Cavallini, auteur d’un des deux buts.

Travail

Toute réjouissante qu’elle soit, cette victoire ne marque que le début pour les Rouges.

Ils occupent actuellement le premier rang du groupe A de la Ligue des nations A de la CONCACAF avec une fiche parfaite de trois victoires et un différentiel de +9.

Les Américains sont seconds avec un dossier d’une victoire et un revers. Ils vont affronter le Canada à Orlando le 15 novembre et Cuba aux Îles Caïman quatre jours plus tard.

Les hommes de Berhalter ont remporté leur premier match contre Cuba par la marque de 7 à 0, ce qui effaçait le différentiel canadien après deux rencontres face aux Cubains.

C’est donc dire que la marque de 2 à 0 de mardi n’est pas insignifiante, elle vient mettre toute la pression sur les États-Unis.

Pas facile

Le match crucial pour la suite des choses est évidemment celui entre le Canada et les États-Unis à Orlando. Un verdict nul suffira au Canada pour remporter le groupe, ce qui lui donnerait un accès direct à la Gold Cup de 2021 et une qualification à la demi-finale de la Ligue des nations, une occasion de plus d’amasser des points de classement de la FIFA.

« Ça va être difficile de les affronter chez eux, nous devrons être concentrés et affronter le match de la même façon que celui-ci, ça sera comme une finale pour nous », a reconnu Cavallini après le match.

Une défaite par un but ne serait pas catastrophique, mais il faudrait ensuite espérer que les Américains trébuchent lors du match retour contre Cuba. Le Canada pourrait alors regretter son résultat de 1 à 0 contre les Cubains au second match après une victoire sans appel de 6 à 0 lors de la première confrontation.

« Le deuxième match contre Cuba peut faire la différence, mais ça me rappelle la série de l’Impact contre Toronto en Championnat canadien et on a fait le travail », a noté Samuel Piette qui a souligné l’importance du deuxième but face aux Américains.

« Le deuxième but nous fait du bien et 2 à 0, c’est un score fantastique même si va être difficile à Orlando. »

Cette victoire a permis au Canada d’amasser 17 points de classement FIFA. Ce gain est très important puisqu’il permet aux Rouges de dépasser le Salvador au sein du classement des nations de la CONCACAF et d’obtenir le sixième rang provisoire.

Précieux points

Qu’est-ce que ça veut dire tout ça ? C’est simple, ça veut dire que faire partie des six premières équipes donne accès à un tournoi éliminatoire de qualification pour la Coupe du monde de 2022 dont les trois équipes les mieux classées atteindront le mondial directement et la quatrième place jouera une ronde éliminatoire supplémentaire.

Les 28 autres équipes de la CONCACAF qui seront classées au-delà de la septième position de la confédération devront disputer la phase qualificative complète avant la dernière phase éliminatoire dont il était question pour la quatrième place dans le paragraphe précédent.

Se classer parmi les six meilleurs de la CONCACAF est donc drôlement important et il y a comme une impression que c’est finalement possible avec ce groupe de jeunes joueurs talentueux et déterminés.