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Charette ne se mouille pas sur la qualité de l’eau courante

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« La consigne a été envoyée aux municipalités. C’est la responsabilité de la municipalité d’offrir une eau de qualité », a affirmé le ministre de l’Environnement Benoit Charette mercredi, lors d’une mêlée de presse.
Benoit Charette
Photo Simon Clark
Benoit Charette

Le Devoir a révélé mercredi matin que les méthodes utilisées pour mesurer le plomb dans l’eau potable de tous les Québécois camouflent des résultats élevés et « potentiellement dangereux ».

Les normes de Québec sont désuètes de deux façons. La concentration maximale acceptable de plomb au Québec est fixée à 10 parties par milliard (ppb). Celle de Santé Canada est de 5 ppb. Au Québec, les échantillons d’eau sont prélevés après avoir laissé le robinet couler pendant cinq minutes.

Santé Canada préconise un échantillonnage après 30 minutes de stagnation.

Dans son enquête, Le Devoir a fait des tests dans plusieurs municipalités. Dans une chaumière de Gatineau, la quantité de plomb dépassait de 14 fois la norme du Québec et de 28 fois celle de Santé Canada, alors que les tests municipaux étaient négatifs.

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Benoit Charette affirme de son côté qu’il a envoyé une communication au printemps dernier à toutes les villes pour qu’elles appliquent la nouvelle norme de Santé Canada, même si Québec n’a pas mis à jour ses règlements. « Je souhaite qu’ils s’assurent que ces modalités sont respectées », a-t-il dit. Son ministère n’a pas l’intention de surveiller les villes.

Quant à la méthodologie désuète, pas question de la modifier avant le printemps 2020. À ce moment, il est « probable » que le Québec se mette à jour, a indiqué M. Charette.

Roberge plus rapide

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge n’attendra pas son collègue de l’Environnement. « On n’attendra pas que l’eau coule pendant 5 minutes, 10 minutes, avant de tester l’eau. On va le faire dès les premières gouttes, pour être un peu en situation réelle, lorsque les jeunes arrivent le matin », a affirmé le ministre.

Il a demandé à ce que toutes les fontaines d’eau des écoles primaires et secondaires soient testées d’ici la fin de l’année scolaire. Il demande toutefois aux parents d’éviter la panique.