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Trudeau appelle à barrer la route à Scheer en votant libéral

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MONTRÉAL | Le chef libéral Justin Trudeau a lancé un appel au vote stratégique, mercredi, évoquant la possibilité qu'un gouvernement conservateur soit élu le 21 octobre.

Alors que la lutte reste extrêmement serrée, selon les sondages, aussi bien face au Parti conservateur que ses autres adversaires néo-démocrates et bloquistes, le chef libéral a entamé une tournée de deux jours au Québec, où il a récolté 40 sièges en 2015. Comme tous ses adversaires, M. Trudeau courtise le vote des électeurs de la Belle Province.

En campagne au Québec, il a concentré l’essentiel de ses attaques sur les conservateurs tout au long de la journée.

«On pourrait se réveiller mardi prochain avec un gouvernement mené par Andrew Scheer, a-t-il dit mercredi matin à Montréal. Et la seule façon d’éviter que ça arrive, c’est de voter pour le Parti libéral, c’est de faire élire notre grande équipe de Québécois venus de toutes les régions qui partagent vos valeurs, vos priorités, et qui comprennent vos enjeux.»

Justin Trudeau a accusé le chef conservateur d’avoir recours à une stratégie «clivante», n’hésitant pas à parler de «campagne négative».

«Si Andrew Scheer devient premier ministre, le 21 octobre, on sait ce qu’il va faire. Il nous l’a dit. Il veut se débarrasser immédiatement du seul plan pancanadien jamais mis en place pour lutter contre les changements climatiques (la taxe fédérale sur le carbone). Une fois que c’est fait, il va enchaîner les coupures dans les programmes et les services», a-t-il lancé dans Hochelaga, où les stratèges libéraux pensaient faire un gain au profit du NPD.

Avant la fin de son périple à Sherbrooke, il s’est arrêté, à Montréal, Longueuil, Chambly, Saint-Hyacinthe et Drummondville.

Justin Trudeau a aussi lancé des flèches à la formation bloquiste. «Il y a une chose qui me frustre un petit peu. Quand on écoute parler le Bloc québécois, on dirait qu’il pense qu’ils ont le monopole sur la fierté québécoise. Mais ils ne l’ont pas, parce qu’on a pu faire élire en 2015 40 députés fiers Québécois, fiers libéraux, fiers Canadiens au gouvernement et qui ont fait une énorme différence», a-t-il lancé en soirée devant des militants.

Soutenant que les électeurs québécois ne voulaient pas revenir en arrière, il a soutenu qu’«on a besoin d’élire des Québécois dans un gouvernement» pour que le Canada soit un leader dans le monde.

Par ailleurs, Justin Trudeau a eu droit à un comité d’accueil en Estrie, mercredi soir, avant son discours. Près d’une cinquantaine de militants environnementalistes se sont rassemblés pour réclamer des mesures claires en environnement.

«Ils sont passionnés par la lutte pour protéger l’environnement et on est d’accord», a-t-il d’ailleurs dit à leur sujet.

Mercredi, Justin Trudeau et ses troupes libérales ont égrené plusieurs de leurs réalisations pour convaincre les électeurs que le seul choix stratégique est de voter pour eux.

Au cours de leur mandat, ils soutiennent avoir baissé les impôts de la classe moyenne, mis sur pied l’allocation canadienne pour enfants, permis à l’économie de créer un million d’emplois avec un taux de chômage à son plus faible niveau. Dans tous les cas, disent-ils, les conservateurs ont chaque fois voté contre.