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Artur Beterbiev «un petit peu plus complet»

Artur Beterbiev et Oleksandr Gvozdyk
Photo d'archives, AFP Artur Beterbiev et Oleksandr Gvozdyk

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Le boxeur d’origine tchétchène Artur Beterbiev, tentera de mettre la main sur une deuxième ceinture, vendredi soir, à Philadelphie, et selon son entraîneur Marc Ramsay, il a d’excellentes raisons de croire en ses moyens.

Beterbiev (14-0-0, 14 K.-O.) voudra ainsi ravir le titre du WBC des mi-lourds à Oleksandr Gvozdyk (17-0-0, 14 K.-O.) et ainsi l’ajouter à celui de l’IBF dans la même catégorie de poids.

Gvozdyk est très connu au Québec pour avoir vaincu, dans des circonstances incroyablement tristes, le Québécois Adonis Stevenson en décembre dernier. Mais pour Ramsay, le Russe est un combattant plus complet que son rival ukrainien.

«On pense avoir un boxeur un petit peu plus complet, a souligné Ramsay, jeudi, lors de l’émission "Les Partants" sur les ondes de la chaîne TVA Sports. Bien sûr, les gens voient la force de frappe de Beterbiev, mais dans notre évaluation, Artur est un bien meilleur boxeur que les gens peuvent imaginer. Son côté technique est sous-estimé. De l’autre côté, il faut faire attention, c’est effectivement un excellent technicien, qui a une bonne force de frappe, qui est assez fort physiquement également. C’est un vrai "challenge" entre deux champions.»

Et comme c’est son habitude, Ramsay a évoqué tous les scénarios dans la préparation de son boxeur.

«On peut considérer certainement [se rendre à la limite], a expliqué l’entraîneur. Dans ce genre de combat majeur, il faut être en mesure de bien préparer tout. On ne peut pas aller là dans l’idée que ça va durer quelques rounds. Il faut préparer tous les scénarios, surtout avec un adversaire du calibre de Gvozdyk.»

Ce ne sera pas le premier duel entre les deux boxeurs, qui avaient croisé les gants il y a 10 ans chez les amateurs. Beterbiev avait arrêté l’Ukrainien au deuxième round.

«On en a parlé un peu au début du camp d’entraînement, a confié Ramsay. J’ai pris le temps de savoir ce qui s’était passé et comment ça s’était passé. Même si les boxeurs ont beaucoup changé, on parle de 10 ans, il reste que les styles sont sensiblement les mêmes qu’ils étaient à l’époque. Je voulais avoir un peu d’information sur le déroulement de ce premier combat. On en a tenu compte un peu, mais ce n’est pas un aspect qui est majeur dans la préparation.»

Rien dans le dossier d’Oscar Rivas

Ramsay est également revenu sur le dossier controversé de la défaite d’un autre de ses boxeurs, Oscar Rivas, en juillet dernier en Angleterre face à Dillian Whyte, qui avait échoué à un test antidopage.

«Je n’ai toujours pas d’information sur ce qui se passe, a souligné Ramsay. Je sais que le gérant de Rivas, Stéphane Lépine, a fait des démarches en Angleterre pour avoir des renseignements avant de déposer un appel de procès. Le tout est très long. On a peu d’informations. Il n’y a pas grand-chose qui se passe.»