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Boom de l’emploi dans les PME à l’international

Une entreprise de Sainte-Julie, qui compte à peine une douzaine d’employés, a réussi à séduire le roi du Maroc

Patrick Timmons
Photo Pierre-Paul Poulin Le copropriétaire de C-nergie, Patrick Timmons, estime que l’obtention du contrat d’efficacité énergétique de l’immense mosquée Hassan II, dans la capitale économique du Maroc, Casablanca, devrait lui ouvrir les portes de l’Afrique.

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Le cap historique des 130 500 emplois créés l’an dernier reflète l’ambition de PME comme C-nergie, qui n’hésitent pas à défoncer des portes à l’étranger pour obtenir de juteux contrats ici.

« C’est une fierté pour nous. On vient de remporter un important contrat d’efficacité énergétique de la mosquée Hassan II, à Casablanca, au Maroc. C’est un emblème là-bas », raconte avec fierté au Journal le copropriétaire de C-nergie, Patrick Timmons.

Fondée en 2006, la PME de solutions d’efficacité énergétique d’à peine 12 employés de la Rive-Sud, dans la région de Montréal, est à l’image de milliers d’entreprises de chez nous qui réussissent à décrocher de juteux contrats à l’étranger malgré leur équipe réduite.

Clients importants

Après des clients comme Arcelor Mittal, Domtar, Groupe Robert, Kruger, Manac, Metro, Olymel ou PepsiCo, C-nergie pourra donc ajouter à sa liste de clients le roi du Maroc, Mohammed VI (qui est également commandeur des croyants), tout un exploit aux yeux du copropriétaire, Patrick Timmons.

« C’est la première fois que l’on obtient un contrat comme ça à l’étranger. Et ce n’est que le début », ajoute celui qui porte aussi le chapeau de directeur de l’ingénierie.

Modernisation de l’éclairage, production d’énergie solaire, meilleure gestion de l’eau... sa PME vient d’être mandatée par le roi du Maroc pour réduire la consommation d’énergie de 70 % de l’un des bâtiments phares du pays pour une période de 10 ans.

Pour y arriver, C-nergie prévoit ouvrir une nouvelle filiale au Maroc et embaucher des travailleurs là-bas. Avec ses millions de dollars de revenus supplémentaires, elle pourra réinvestir une partie de l’argent au Québec.

« On prévoit doubler notre nombre d’employés au cours des prochaines années », résume Patrick Timmons, qui a déjà l’œil sur d’autres importants contrats dans la région.

« Le Québec explose »

Cette effervescence, le président de la Corporation des parcs industriels du Québec, Pierre Dolbec, dit la ressentir de plus en plus dans nos parcs industriels, notamment en construction, en fabrication ou dans les services.

Mieux encore, ces derniers mois, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Bas-du-Fleuve, la Côte-Nord et l’Abitibi « ont rattrapé la parade » et connaissent un regain, souligne-t-il.

Cela dit, malgré ce boom de l’emploi, plane le nuage de la pénurie de main-d’œuvre qui donne toujours autant de maux de tête aux employeurs. « Le Québec explose actuellement, mais ça pourrait exploser encore plus », conclut-il.