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L’entraîneur François Duguay estime que la boxe sauve des athlètes malgré les risques

L’entraîneur François Duguay estime que la boxe sauve des athlètes malgré les risques
Agence QMI

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François Duguay, l’entraîneur de David Whittom décédé en mars 2018 après un combat de boxe, assure que ce sport garde bien des athlètes en vie, malgré les dangers qu’il comporte.  

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La mort du boxeur américain Patrick Day, mercredi, a remis sur le tapis le débat entourant la pertinence de la boxe et des K.O., jugés dangereux par plusieurs. De passage à Qub radio jeudi, François Duguay a commenté le décès du boxeur de 27 ans des suites d’une lésion cérébrale provoquée par un K.O.   

  

  

«C’est toujours très difficile. Moi en particulier, ça me replonge dans de mauvais souvenirs. C’est sûr qu’il y a des questions à se poser par rapport à la préparation des boxeurs», fait-il valoir.   

Bien qu’il reconnaisse que le sport comporte des dangers et que certains aspects entourant celui-ci devraient être revus, il estime que la boxe engendre des bienfaits importants pour les athlètes qui la pratiquent.   

« La boxe l’a sauvé pas mal plus souvent qu’elle l’a mis en danger dans sa vie. S’il a vécu aussi longtemps, je pense que c’est [grâce à] la boxe », raconte-t-il, en faisant référence à son défunt poulain, David Whittom. «Si on l’avait laissé avec ses démons, c’est sûr qu’il serait mort de toute façon.»   

L’entraîneur se souvient du boxeur comme d’un homme «extrêmement heureux» avant le «combat fatidique».   

«Ça faisait déjà 26 mois qu’il était sobre quand il a fait son dernier combat. Pour lui, c’était déjà une grande victoire. Il était fier de ça. [...] La seule place dans la vie où il se sentait heureux c’était dans un ring de boxe.»   

Pour limiter les risques d’accident, toutefois, François Duguay estime que les tests cérébraux visant à connaître les antécédents des athlètes pourraient être plus poussés. Il croit également que les gants de boxeurs professionnels pourraient être coussinés davantage et que les arbitres pourraient parfois mettre fin au combat plus tôt.   

«Les gens sont friands de K.O., c’est un sport spectacle», reconnaît-il pour justifier le fait que les aspects cités ne sont toujours pas revus. Bien que les amateurs de boxe aiment les K.O., l’entraîneur assure que les athlètes, eux, « ne boxent pas pour mettre l’autre K.O.».