/sports/hockey
Navigation

Hockey féminin : dix ans de succès pour les Carabins

La hockeyeuse Kim Deschênes entourée de la directrice générale des Carabins Danièle Sauvageau et de l’entraîneure-chef Isabelle Leclaire, vendredi soir le 18 octobre 2019, lors de la cérémonie d’avant-match au CEPSUM
Photo Courtoisie, James Hajjar La hockeyeuse Kim Deschênes entourée de la directrice générale des Carabins Danièle Sauvageau et de l’entraîneure-chef Isabelle Leclaire, vendredi soir le 18 octobre 2019, lors de la cérémonie d’avant-match au CEPSUM

Coup d'oeil sur cet article

L’équipe féminine de hockey des Carabins de Montréal soulignait ses 10 ans d’existence, vendredi soir, au CEPSUM. Grande architecte du programme, Danièle Sauvageau contemple avec beaucoup de fierté tout le chemin parcouru depuis 2009.  

Dès le départ, c’est à Sauvageau qu’on a voulu confier le développement de ce premier programme de hockey féminin dans une université francophone au Québec.   

«C’était une opportunité unique en soi, a lancé la directrice générale de l’équipe. Je peux davantage apprécier, 10 ans plus tard, le privilège qu’on m’offrait à l’époque de faire partie d’un tel projet dès sa création. Et je suis très fière de ce qui a été accompli.»   

Lorsqu’elle a été approchée pour ce poste, l’ancienne entraîneure-chef de l’équipe nationale travaillait comme mentore en vue des Jeux olympiques de Vancouver.   

«Au début, je me disais que le timing n’était peut-être pas bon puisque j’étais en pleine préparation pour les Jeux de 2010. Ça a pris deux ou trois rencontres avant que j’accepte. Je voulais lancer le programme à ma façon, un peu à la manière dont j’avais bâti l’équipe nationale, et on m’a donné le feu vert. Quatre ans plus tard, mine de rien, on était championnes canadiennes.»   

Danièle Sauvageau
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Danièle Sauvageau

Une progression fulgurante  

Les Carabins n’ont pas tardé à s’imposer sur la glace. Dès leur premier match, elles ont signé une victoire de 4 à 1 face aux Stingers de l’Université de Concordia. Elles ont atteint leur première finale canadienne en 2012, et ont remporté deux titres canadiens U SPORTS (2013 et 2016). Quatre fois elles ont décroché la bannière du championnat provincial RSEQ et trois fois elles ont gagné le titre de la saison régulière du RSEQ.   

Parmi tous les beaux moments vécus depuis le début de cette grande aventure, la victoire qui a permis aux Carabins de se qualifier pour leur première finale en championnat canadien, à Edmonton en 2012, restera à jamais gravée dans la mémoire de Sauvageau.   

«Je m’étais dit : wow, on est déjà rendues là. C’était notre troisième année, et notre objectif était simplement de compétitionner avec les autres équipes. Ce moment a marqué le programme.»   

La hockeyeuse Kim Deschênes entourée de la directrice générale des Carabins Danièle Sauvageau et de l’entraîneure-chef Isabelle Leclaire, vendredi soir le 18 octobre 2019, lors de la cérémonie d’avant-match au CEPSUM
Photo Courtoisie, James Hajjar

La recette du succès  

Le succès des Carabins s’est construit autour du recrutement, mais aussi de l’embauche de personnes comme France St-Louis et Isabelle Leclaire. Cette dernière est d’ailleurs toujours à la barre de l’équipe.   

«C’est une recette basée sur les bonnes personnes et les bonnes valeurs, a dit Sauvageau. On savait qu’on allait avancer dans l’inconnu, que rien ne serait parfait et qu’on ferait des faux-pas, mais on a choisi de bâtir sur la valeur de la loyauté. D’avoir eu ces gens-là autour de nous nous a grandement servi.»   

Sauvageau se réjouit de l’impact que le programme a eu sur le hockey féminin universitaire canadien. «Avoir une équipe de plus au Québec a permis la rétention de joueuses, qui sont plus nombreuses à choisir de rester ici pour jouer au hockey.»   

Complètement investie dans sa mission, Sauvageau veut maintenant consolider le programme des Carabins et poursuivre son travail pour le développement du hockey universitaire canadien.   

«Le hockey universitaire doit continuer de se développer et d’investir des ressources pour améliorer la qualité des programmes pour qu’on puisse retenir nos joueuses. Et il y a tout ce qui suit l’université qu’il faut développer, car présentement, il y a un gros trou.»   

«Oui, il faudrait une ligue canadienne et une équipe professionnelle à Montréal, mais il faudrait aussi un endroit où que la relève puisse s’installer après le hockey universitaire. Je travaille très, très fort là-dessus. C’est important de s’assurer que nos meilleurs éléments, on s’en occupe adéquatement.»