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Moody's prédit une réélection facile de Donald Trump

Moody's prédit une réélection facile de Donald Trump
AFP

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Moody's Analytics, filiale de Moody's, fournit régulièrement des analyses concernant les risques de crédit. Parmi ces analyses se retrouvent des prévisions concernant les élections présidentielles. Habituellement fiables, les experts, parmi lesquels on retrouve actuellement l'économiste en chef Mark Zandy (photo), ne se sont trompés qu'une fois en quarante ans... Pour l'élection 2016!   

Les modèles de prévision de Moody’s s’appuient sur des indicateurs économiques. Contrairement à ce que j’avance lorsque je dis que les démocrates ont leur sort entre les mains, on croit ici que c’est Donald Trump qui tient les meilleures cartes.     

Si l’économie demeure forte, si le président sortant maintient ses appuis dans les sondages et si le chômage demeure au taux actuel, Donald Trump l’emportera. Cette victoire serait même facile, la réélection permettant d’ajouter le New Hampshire et le Minnesota à la banque d’États qui basculeraient dans le camp républicain.     

Il y a cependant un point sur lequel ma propre analyse rejoint celle de Moody’s: le taux de participation. Lors de la dernière élection, les républicains sont parvenus à s’imposer en Pennsylvanie, dans le Wisconsin et au Michigan, trois États considérés comme des forteresses démocrates.     

La marge victorieuse se situait cependant sous les 1%. Une étude des résultats un brin approfondie permet d’en arriver à la conclusion que des partisans plus progressistes ont préféré demeurer à la maison en 2016, déçus par la candidature et la campagne de Hillary Clinton. Les démocrates ont enregistré le message et ils arpentent le terrain depuis des mois déjà.      

Le seul scénario vainqueur pour les démocrates dans les prévisions de Moody’s repose donc sur un fort taux de participation. Sur ce point, je suis bien d’accord. Au scrutin 2020, je garderai à portée de main l’analyse de cette entreprise. Après tout, un stratège de Bill Clinton n’a-t-il pas lancé en 1992: «It’s the economy, stupid»? La déclaration de James Carville devait s’avérer juste.       

L'analyse complète se trouve ici.