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Scheer à nouveau talonné sur la question de l’avortement

Scheer à nouveau talonné sur la question de l’avortement
Photo Jean-François Desgagnés

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OTTAWA | La question de l’avortement est revenue sur le tapis, trois jours avant le scrutin fédéral et pendant le passage du chef conservateur au Nouveau-Brunswick, province qui s’apprête à voir sa dernière clinique privée d’avortement fermer faute de financement.

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Les libéraux ont sauté sur l’occasion, vendredi, pour rappeler aux électeurs qu’Andrew Scheer est, dans ses convictions personnelles, pro-vie.

«M. Scheer n’a pas dit qu’il allait se tenir debout pour l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive au Nouveau-Brunswick, pendant que le premier ministre conservateur [de cette province] regarde une clinique privée [fournissant ces soins] fermer sous ses yeux parce qu’elle ne reçoit pas de financement provincial», a tonné le chef libéral Justin Trudeau, au cours d’un point de presse à Whitby, en Ontario.

Il a du même souffle fait valoir que les Canadiens s’attendent à ce que le fédéral défende les droits des femmes partout au pays. Talonné sur la question en début de campagne, M. Scheer s’est engagé à ne pas rouvrir le débat sur l’avortement s’il est porté au pouvoir.

Vendredi, le chef conservateur a fait valoir que l’arrivée du premier ministre conservateur Blaine Higgs à la tête du Nouveau-Brunswick n’a rien changé au droit à l’avortement dans cette province.

«C’est un enjeu qui n’a pas changé depuis [longtemps, quand] il y avait un gouvernement libéral, ici, au Nouveau-Brunswick, et c’est seulement dans cette campagne fédérale que Justin Trudeau a essayé de jouer de la petite politique avec ça», a-t-il lancé au cours d’un arrêt de campagne à Fredericton.

La dernière clinique privée où il est possible de se faire avorter au Nouveau-Brunswick a annoncé sa fermeture récemment faute de fonds. Le premier ministre conservateur Blaine Higgs a dit qu’il ne pouvait pas venir en aide à cette clinique, arguant que la loi provinciale stipule que seuls les avortements pratiqués dans des hôpitaux peuvent bénéficier de financement public.

Invité à dire s’il obligerait le gouvernement du Nouveau-Brunswick à venir en aide tant aux cliniques privées qu’aux hôpitaux, M. Scheer a évité de répondre, vendredi.

«On va toujours appuyer la loi sur la santé au Canada et on va augmenter les investissements pour les services de santé, au minimum de 3%», a-t-il offert comme réponse.

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