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Traces d’amiante dans une poudre pour bébé

La compagnie Johnson & Johnson a décidé de rappeler quelque 33 000 bouteilles de ce populaire produit

Une action collective a été autorisée en mai 2018 dans la province contre Johnson & Johnson.
Photo courtoisie Une action collective a été autorisée en mai 2018 dans la province contre Johnson & Johnson.

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Des traces d’amiante ont été trouvées récemment pour la première fois dans de la poudre pour bébé Johnson & Johnson aux États-Unis alors que des milliers de poursuites sont intentées contre le fabricant, liant l’utilisation de son produit à des cancers.

La Food and Drug Administration (FDA), l’équivalent de Santé Canada chez nos voisins américains, a découvert des traces d’amiante chrysotile dans des échantillons pris dans une bouteille de poudre pour bébé vendue par un commerce en ligne en 2018.

L’entreprise américaine avait toujours nié que ses produits à base de talc puissent être, ou avoir été, contaminés par ce cancérigène. Johnson & Johnson a indiqué dans un communiqué hier qu’elle procédait elle-même au rappel d’un lot, soit quelque 33 000 bouteilles, « par excès de prudence ».

C’est également la première fois qu’elle retire un produit du marché malgré les nombreuses poursuites intentées par des consommateurs qui disent avoir développé le mésothéliome, un cancer agressif lié à l’exposition à l’amiante, ou encore un cancer des ovaires en raison d’une utilisation régulière de ces produits à base de talc.

« Une preuve de plus »

Une action collective a d’ailleurs été autorisée en mai 2018 dans la province contre Johnson & Johnson visant les personnes au Québec qui ont utilisé la poudre pour bébés de la compagnie sur leurs parties génitales et qui ont reçu un diagnostic de cancer des ovaires plus tard.

L’avocat responsable du dossier, Me Tony Merchant, a indiqué au Journal hier que cette nouvelle était « significative » pour le recours et qu’elle montrait une partie des dangers du produit.

« C’est une preuve de plus pour nous. C’est inquiétant de voir que ces produits sont considérablement dangereux pour les femmes ou même pour tout le monde », a-t-il souligné.

Ce dernier veut étendre le recours au reste du pays. Sa demande sera entendue le 18 novembre.