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La classe de Gvozdyk

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PHILADELPHIE | Lors de son passage au Québec, Oleksandr Gvozdyk avait démontré beaucoup de classe. Samedi, malgré sa défaite douloureuse contre Artur Beterbiev, l’Ukrainien a encore été un parfait gentleman.

La scène s’est déroulée dans les couloirs du Liacouras Center. Loin des caméras. Après quelques minutes en compagnie de sa garde rapprochée, l’ancien champion WBC des mi-lourds est sorti de son vestiaire.

Il avait le visage tuméfié par les nombreux coups de Beterbiev et un sac de glace à la main. L’un des adjoints de Marc Ramsay, Luc-Vincent Ouellet, s’est approché. Il avait une demande spéciale à faire au gérant de Gvozdyk, Egis Klimas.

« Est-ce que tu crois qu’Oleksandr pourrait prêter sa ceinture à Artur pour une semaine ? Il aimerait l’apporter dans son pays. Après, on vous la renverrait sans faute. Je le jure », a-t-il demandé.

Gvozdyk a accepté après quelques secondes de réflexion. Puis, Ouellet lui a demandé s’il accepterait d’aller rencontrer Beterbiev. Malgré la douleur de la défaite encore bien présente, l’Ukrainien s’est pointé dans le vestiaire du nouveau champion unifié. Ils se sont échangé quelques mots de respect en russe. Une belle scène entre ces deux grands boxeurs.

Pour Beterbiev, c’était important de remercier Gvozdyk d’avoir accepté de l’affronter. Comme on le sait, ils ne sont pas nombreux à cogner à la porte du Québécois d’origine tchétchène pour l’affronter.

En quelques lignes

Une belle amitié s’est développée entre Artur Beterbiev et l’ancien maire de Montréal Denis Coderre. D’ailleurs, Coderre était aux premières loges pour assister au combat de vendredi soir, à Philadelphie. Après la victoire, il lui a fait dire quelques mots en français : « Merci, Montréal ! »

Même s’il est maintenant champion unifié, Beterbiev a encore les deux pieds bien ancrés au sol.

Il était assis dans les dernières rangées de l’avion qui l’a ramené à Montréal samedi matin. La première classe, ce n’est pas pour lui.