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L’art de régler ses problèmes

Fabrice Midal
Photo courtoisie, Gilles Bassignac Fabrice Midal

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Fondateur de l’École occidentale de méditation et auteur de nombreux best-sellers, le philosophe et écrivain français Fabrice Midal propose des clefs pour apprendre à régler ses problèmes de manière constructive et efficace dans son nouveau livre, Reprenez votre vie en main.

Fabrice Midal, reconnu pour son expertise en enseignement de la méditation de pleine conscience en France, s’est penché dans ce livre sur les petites et les grandes difficultés qui pourrissent la vie des gens, dans la vie quotidienne. Ces problèmes se présentent dans la vie professionnelle, au cœur de la famille, dans le couple, en société.

S’inspirant de la sagesse millénaire, de la mythologie et des enseignements légués par les grands philosophes des anciennes civilisations, il applique ces conseils aux défis contemporains. Comment surmonter ses peurs ? Comment s’assumer et cesser de se faire marcher sur les pieds ? Comment cesser d’être une victime ?

Dans les conférences suivant la publication de son best-seller Foutez-vous la paix !, les gens lui demandaient comment réagir face à des collègues de travail impossibles, quoi faire quand leur enfant est harcelé à l’école, et comment faire pour affronter toutes les difficultés du quotidien.

En entrevue, il explique qu’aujourd’hui, les gens confondent la nécessité d’être soi, la nécessité d’authenticité, avec une forme d’enfermement égocentrique sur soi. « Je voulais essayer de montrer que la vraie authenticité implique le rapport à l’autre, le respect de l’autre, le juste équilibre dans la relation à l’autre. »

« D’un point de vue très concret, comment on peut reprendre sa vie en main si on n’est pas sensible à ces relations qui vont nous permettre d’avancer, de réussir, de surmonter nos difficultés ? », questionne-t-il.

Parler au cœur des gens

Il explique comment voir les problèmes de façon différente pour appliquer des solutions différentes de ce qu’on applique habituellement. Même sa manière d’écrire ses livres est différente de ce qu’on voit habituellement dans les rayons de croissance personnelle.

« Ce n’est pas que je donne une suite de conseils avec des encadrés. Mais j’essaie de parler au cœur des gens, à l’inconscient des gens, au subconscient. Et souvent, les gens me disent, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai lu ton livre et je ne vois plus les choses de la même manière. Il se passe quelque chose qui aide les gens. C’est pas seulement les idées que j’ai, mais c’est une certaine manière de faire sentir quelque chose. »

Il raconte beaucoup d’anecdotes dans son livre, et s’en sert pour exposer ses idées et ses enseignements. « Je me suis beaucoup servi des mythes et des contes parce que je trouve qu’ils touchent à quelque chose de très universel. Les images sont très évocatrices. »

L’intelligence des situations

Il a été étonné de découvrir que les grands textes de philosophie ne ressemblaient pas à ce qu’il pensait. « J’avais cru que, pour reprendre notre vie en main, il faut des grands principes, il faut des règles. Et beaucoup de philosophes expliquent qu’il y a une intelligence des situations qu’il faut développer. Ça m’a beaucoup inspiré de voir que dans toute l’histoire de la philosophie, les philosophes nous disent, attention, ne vous laissez pas embarquer dans des grands principes abstraits, il faut s’engager dans la complexité de la réalité. »

« Les réponses à nos difficultés sont très simples... mais le simple n’est pas toujours facile. On a plus de confiance, de ressources et d’allant qu’on ne le croie. Mais pour les trouver, il faut accepter de revenir à son humanité. »


♦ Fabrice Midal est philosophe et écrivain.

♦ Il a fondé l’École occidentale de méditation en France.

♦ Ses best-sellers sont traduits dans le monde entier.

 

EXTRAIT

<b><i>Reprenez votre vie en main</i></b><br/>
Fabrice Midal<br/>
Éditions Édito
Photo courtoisie, Éditions Édito
Reprenez votre vie en main
Fabrice Midal
Éditions Édito

« La force naît quand nous apprenons à dire oui à la vie, à la laisser croître en nous plutôt que de nous automaltraiter par la plainte incessante. Elle n’est pas un préalable à l’engagement. Le surfeur n’est pas fort avant de rencontrer la vague. Il acquiert sa force grâce à la vague qu’il regarde en face, en anticipant la manière dont elle se déploie. »