/sports/hockey/canadien
Navigation

L’intelligence de Suzuki

L’intelligence de Suzuki
Photo d'archives, Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

ST. LOUIS | Les perceptions changent rapidement. Surtout avec de jeunes joueurs. Après le revers de 3 à 1 contre le Lightning de Tampa Bay, plusieurs analystes croyaient que le Canadien devait retourner Nick Suzuki avec le Rocket de Laval.

Deux matchs plus tard, c’est une autre histoire. Suzuki a marqué son premier but dans la LNH contre le Wild du Minnesota et il a répété ça à St. Louis en inscrivant un premier but sur une patinoire adverse. Deux buts en deux matchs pour le jeune de 20 ans.

Sans dire qu’il a cimenté sa place à 100 % avec le CH, le numéro 14 a encore une fois gagné des points auprès de Claude Julien.

Suzuki a rempli son mandat contre les Blues, les champions de la Coupe Stanley. Il a fait le bonheur de Julien avec de bonnes présences à cinq contre cinq aux côtés de Nate Thompson et de Nick Cousins, mais aussi en infériorité numérique et en supériorité numérique.

« Quand on décrit Suzuki, on dit de lui qu’il a vraiment une bonne tête de hockey, a rappelé Julien après la rencontre. Il est très intelligent, il est alerte sur la glace. Quand tu as de telles qualités, c’est un cadeau pour un joueur de hockey. Quand Lehkonen a écopé d’une punition, je n’ai pas hésité à l’utiliser en infériorité numérique. Je devais trouver un autre joueur puisque nous jouions déjà sans Armia. Il se positionne bien, il fait du bon travail. Éventuellement, nous verrons un jour, un joueur très complet en lui. »

Battre une bonne équipe

Julien a logiquement dressé un bilan fort positif de cette victoire de 5 à 2 face aux Blues.

« J’ai trouvé que nous étions solides pour pratiquement tout le match. J’ai aimé notre jeu à cinq contre cinq, mais aussi lors des unités spéciales. À la fin, nous avons coupé plusieurs lignes de passes pour briser leur attaque. Contre une bonne équipe, j’ai vraiment aimé notre match. »

L’entraîneur en chef s’est toutefois tenu loin de décrire ce match comme un baromètre pour son équipe.

« Non, ce n’est pas un baromètre, a-t-il répliqué. Je dis ça pour la raison que les Blues reviennent d’une très longue saison. Ils doivent gérer avec la fatigue et les émotions. J’ai déjà vécu ça avec les Bruins. Ce n’est pas facile de revenir après un long parcours en séries. Mais est-ce que nous avons gagné contre une bonne équipe ? Absolument, c’est ça que je retiens. »