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Pari risqué pour les Rams

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Photo d’archives, AFP Jalen Ramsey s’amène avec les Rams pour aider une défensive qui loge au 15e rang contre la passe.

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Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que le demi de coin Jalen Ramsey est un joueur formidable qui peut rendre de fiers services aux Rams. Sa nouvelle équipe pourrait cependant se retrouver en fâcheuse position après avoir sacrifié une partie de son avenir pour lui, sans un contrat à long terme sur la table.

Ramsey a su s’imposer comme l’un des joueurs d’élite à sa position depuis qu’il est arrivé dans la NFL en 2016. Au point où les Rams ont cédé deux choix de première ronde et un choix de quatrième ronde aux Jaguars pour faire son acquisition. C’est donc une compensation encore plus grosse que celle que les Raiders avaient reçue des Bears pour Khalil Mack.

La blessure qui tiendra Aqib Talib à l’écart pour les prochaines semaines a forcé la main du directeur général, Les Snead, qui voit encore ses Rams aspirer aux grands honneurs et qui veut frapper un grand coup. Dès qu’il a échangé un autre demi de coin productif, mais inconstant, en Marcus Peters aux Ravens, l’acquisition de Ramsey s’imposait.

Le coordonnateur défensif Wade Phillips a connu de grands moments à Denver, avant de se joindre aux Rams, en misant sur des demis de coin de première qualité. Les Rams estiment sans doute qu’un joueur fiable comme Ramsey est l’ingrédient manquant.

Situation contractuelle

À court terme, la transaction a du sens pour les Rams, s’ils se croient réellement en mesure de corriger un début de saison en deçà des attentes. Mais dans une division corsée comme la leur, avec les 49ers (5-0) et Seahawks (5-1), l’écart à rattraper est déjà important.

L’ennui avec l’échange, au-delà du prix payé qui prive l’équipe de choix de premier tour jusqu’en 2022, c’est que rien ne garantit que Ramsey demeurera avec les Rams à long terme.

Son contrat prend fin au terme de la saison 2020 et, sauf avis contraire, les Rams n’ont pas d’entente avec lui. Ramsey pourrait fort bien adopter l’approche Darrelle Revis, un ex-demi de coin qui a préféré monnayer chèrement ses services sur des ententes lucratives de courte durée plutôt que de rechercher la sécurité à long terme.

Une équipe agressive

Chez les Rams, difficile d’affirmer que l’état-major n’est pas suffisamment agressif avec les nombreuses transactions effectuées pour améliorer l’équipe depuis trois ans.

L’effet pervers, c’est toutefois que l’espace sous le cap salarial devient de plus en plus restreint avec le nombre de richissimes contrats qui ont été accordés. Surtout que certains de ces contrats, comme ceux de Jared Goff, Todd Gurley ou Brandin Cooks, deviennent difficiles à justifier. Quand autant de blé va dans les mêmes poches, la profondeur d’une équipe en souffre inévitablement.

Ramsey, aussi dominant soit-il à sa position, ne peut régler d’autres problèmes flagrants qui affligent l’équipe, comme le jeu erratique de la ligne offensive. La direction, à cet effet, se retrouve avec les mains liées pour tenter d’améliorer la situation, autant au repêchage qu’avec une marge de manœuvre salariale restreinte.

Si Ramsey s’installe à Los Angeles en bon soldat, sans faire de vague, et que la défensive s’élève à un autre niveau, personne ne rouspétera sur les dollars ou les choix au repêchage consentis.

Si par contre il joue au millénial à l’épiderme ultrasensible, comme il l’a fait pour orchestrer sa sortie de Jacksonville, les Rams auront hypothéqué une part importante de leur avenir dans une transaction qui a le potentiel d’être dévastatrice.

5 points à surveiller

Earl Thomas à la maison

Le maraudeur Earl Thomas, maintenant chez les Ravens, a disputé les neuf premières années de sa carrière avec les Seahawks. Il retournera à Seattle en fin de journée pour la première fois depuis son divorce acrimonieux. Il s’était même permis un doigt d’honneur à l’endroit de Pete Carroll la saison dernière, lorsqu’une blessure a provoqué ses derniers moments avec l’équipe. S’il a encore de gros jeux en banque, c’est le moment !


Matt Ryan en forme

Les déboires des Falcons ne sont certainement pas la faute du quart-arrière Matt Ryan. Le vétéran mène jusqu’ici dans la ligue avec 15 passes de touchés et, face aux Rams, il tentera de devenir le premier quart-arrière dans l’histoire à amorcer une saison avec sept matchs de suite d’au moins 300 verges. Ça n’achète pas de victoires, mais c’est bon pour le moral.


La domination des Patriots

En six matchs, les Patriots écrasent toute compétition avec un différentiel de points de +142, soit le troisième plus élevé à ce stade d’une saison après les Rams de 1999 (+154) et les Cowboys de 1968 (+149). S’ils battent les Jets par 19 points, ils deviendront l’unique équipe à ce jour à montrer un différentiel supérieur à 160 points d’écart après sept matchs.


Le retour de Barkley

À moins d’une surprise majeure, le prolifique porteur de deuxième année des Giants, Saquon Barkley, renouera avec l’action après avoir raté les trois derniers matchs des siens en raison d’une blessure à la cheville. Face aux Cardinals, il en sera à son 20e match en carrière. S’il gagne plus de 100 verges au total, il s’agira de sa 16e récolte du genre, ce qui égalerait une marque d’Edgerrin James pour le plus grand nombre d’efforts de plus de 100 verges lors des 20 premiers matchs.


Deux conférences, deux mondes

Dans les dernières années, il a souvent été mentionné que la compétition est clairement plus relevée dans la conférence nationale que dans l’américaine. Cette saison le démontre encore une fois. À ce jour, les équipes de la nationale montrent un dossier de 49-40-2, avec 11 équipes sur 16 qui jouent au moins pour, 500. Dans l’américaine, le dossier global est plutôt de 41-50, avec seulement sept équipes à ,500 ou mieux.