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Price doit partir à point

Blues c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Une large partie des espoirs du CH repose sur les épaules de Carey Price.

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Je sais, il faut être culotté pour écrire au sujet de Carey Price 36 heures après un jeu blanc de sa part. Je rappelle cependant qu’en dépit de ses 17 arrêts sur 17 lancers face au Wild du Minnesota jeudi soir, l’enfant chéri n’a pas figuré au nombre des trois étoiles.

Malgré tout, clarifions ceci : Carey Price est à mon avis un privilège. Naturel, il repousse les limites de la profession.

Toutefois, Carey connaît un début de saison en demies teintes. Tantôt excellent, tantôt chancelant, il voudrait sans doute revoir trop de tirs reçus depuis le début de la campagne. Son dossier de 3-2-1, sa moyenne de buts alloués de 2,79 et son pourcentage d’efficacité de ,906, blanchissage face au Wild inclus, sont des indicateurs négatifs.

En octobre et novembre 2018, Price a maintenu un dossier de 7-7-2, assorti d’une moyenne de 3,11 et d’un pourcentage d’efficacité de ,896. Rappelons que le CH a raté les séries éliminatoires par trois petits points en avril.

Le rôle névralgique de Price sur l’échiquier du CH, son titre de joueur franchise et sa présence au sommet de la liste de paye le rendent crucial dans l’équation de l’équipe.

Price a désormais 32 ans. Ce n’est plus un secret qu’il garde la forme en période estivale en se tenant loin des jambières. Il a besoin de changer d’air lors de la saison morte. Il aime la solitude des escapades de pêche, les moments privilégiés avec sa famille. C’est légitime pour un homme affublé des réflecteurs bouillants de Montréal neuf mois par année.

Mais bon nombre d’athlètes de pointe l’ont confessé. À partir de 30 ans, à tout moment tu te couches un soir en parfaite forme et tu te lèves le lendemain en commandant ta carte de la F.A.D.O.Q..

Brady et Crosby

C’est alors qu’il faut redoubler d’ardeur 12 mois par année. Comme le quart vedette Tom Brady des Patriots qui a mis sa vie personnelle sur pause afin de jouer au-delà de 40 ans comme s’il en avait encore 30. Comme Sidney Crosby, qui s’entraîne en altitude au Colorado en août afin de retrouver une condition optimale à temps pour le début du camp des Penguins.

Carey est désormais contraint de copier ces modèles d’exception. Cela lui permettra d’être moins instinctif, de moins jouer les automatiques. Il ira par terre moins vite et au bon moment. Ses déplacements seront plus précis et sa position meilleure dans son demi-cercle. Ainsi, il couvrira mieux le haut de son filet, il volera des matchs en octobre et ça risque de payer davantage en avril.

Coup de cœur

Blues c. Canadiens
Photo courtoisie

« Brashear sert le café au Tim Hortons », disait la manchette. Impensable pour un gars qui a joué plus de 1000 matchs et gagné plus de 11 millions en salaires dans la Ligue Nationale. Coup de cœur à Donald, un gros bonasse qui serait en droit de recevoir la pareille de tous ceux qu’il a protégés ou à qui il a payé une traite. Ça se passe hélas rarement de cette façon. Si Donald retrouve bonheur et dignité chez Tim, je veux bien prendre un café et partager une roue de tracteur avec lui.

Coup de gueule

Aux bonzes de la boxe. Les prières et les belles paroles lorsqu’un pugiliste se retrouve entre la vie et la mort, je veux bien. Mais à quand le courage de reconnaître que c’est l’accumulation de coups de puissance au cerveau qui cause des dommages irréparables ? On est jadis passé de 15 à 12 rounds. Pourquoi pas 10 rounds maximum ? Pourquoi pas sur deux minutes et demie chacun plutôt que les trois minutes actuelles ? Reposez en paix Patrick Day.

Un p’tit 2 sur...

L’accumulation de 3 points sur une possibilité de 4 par le Canadien en fin de semaine. Il n’y a rien de scientifique, pas plus que de grandes réflexions derrière cette prédiction. Il y a seulement de l’enthousiasme renouvelé par la présence de Kotkaniemi, Suzuki et Fleury dans l’alignement lors de la belle victoire de jeudi. Ne manque que Ryan Poehling afin de trouver un accord parfait entre la ligne de communication vantant l’avenir et les éléments sur la glace au présent.