/weekend
Navigation

Qui va à la chasse...

La tentation, Luc Lang, Aux Éditions Stock, 360 pages
Photo courtoisie La tentation, Luc Lang, Aux Éditions Stock, 360 pages

Coup d'oeil sur cet article

En lice pour les prix Femina, Interallié et Médicis, ce onzième roman du Français Luc Lang mérite d’en remporter au moins un.

Si on ne compte pas sa femme Maria, François Rey, 56 ans, a deux grandes passions dans la vie : son boulot (il est chirurgien dans une chic clinique privée de Lyon) et la chasse. Chaque fois qu’il le peut, il se rend ainsi dans les montagnes de Savoie, où il possède un vaste relais de chasse hérité de son père.

Au cours du long week-end de la Toussaint, c’est donc là qu’on le retrouvera, seul. Ou presque : l’œil collé sur la lunette de son fusil, il s’apprête à abattre un magnifique cerf à 16 cors. Mais comme il hésitera, il ne fera que le blesser au cuissot. Et à partir de là, tout va s’enchaîner dans une sorte de mécanique implacable qui, vraiment, nous a mis sens dessus dessous.

Un terrible huis clos

Pour commencer, François recevra la visite de son fils. Un événement en soi, car depuis que Mathieu vit à New York et qu’il gagne des millions avec sa société d’investissement, ils n’ont pratiquement plus rien à se dire. Cette fois-là plus que les autres, François étant surtout préoccupé par sa fille Mathilde. Même si ça n’a duré qu’une fraction de seconde, il est en effet presque sûr de l’avoir aperçue dans une voiture, l’air apeuré. Tout comme il est presque sûr d’une autre chose : l’homme que sa fille aime éperdument n’est qu’une ordure de la pire espèce. Et c’est peu dire...

Un roman qu’on a refermé sans plus pouvoir bouger ou rouvrir les yeux pendant de longues minutes.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Moi

Moi, Elton John, aux Éditions Albin Michel, 432 pages
Photo courtoisie
Moi, Elton John, aux Éditions Albin Michel, 432 pages

 

En mars dernier, Elton John écrivait sur Twitter : « Ma vie ressemble à de véritables montagnes russes, et je suis maintenant prêt à vous raconter mon histoire, avec mes propres mots. Ma première et unique autobiographie officielle sortira en octobre 2019. » Alors comme promis, la voici. Et qu’on fasse partie ou non de ses fans, elle est assez difficile à lâcher une fois commencée.

Les cigognes sont immortelles

Les cigognes sont immortelles, Alain Mabanckou, aux Éditions Points, 288 pages
Photo courtoisie
Les cigognes sont immortelles, Alain Mabanckou, aux Éditions Points, 288 pages

 

Le 18 mars 1977, quand le camarade président Marien Ngouabi a été assassiné à Brazzaville par un commando armé, l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou avait 11 ans. Assez vieux pour comprendre et subir les conséquences de ce coup d’État, il met donc en scène le petit Michel, un jeune alter ego rêveur et étourdi, pour raconter avec humour l’histoire de son pays. Un truculent récit.

300 raisons d’aimer Toronto

300 raisons d’aimer Toronto, Jean-Michel Dufaux, aux Éditions de l’Homme, 288 pages
Photo courtoisie
300 raisons d’aimer Toronto, Jean-Michel Dufaux, aux Éditions de l’Homme, 288 pages

 

Aller patiner au Nathan Phillips Square, le plus grand square urbain du Canada ; admirer les murales fluorescentes de T.O. Glows ; marcher dans les allées du cimetière historique Necropolis ; passer la journée sur une belle plage de sable à Hanlan’s Point Beach ; circuler dans l’un des vieux tramways qui traversent la ville... Pour avoir 295 autres idées sympas de choses à voir et à faire à Toronto, il n’y a qu’à feuilleter ce guide !

Rénover sa maison

Rénover sa maison, Joanna Gaines, aux Éditions de E/P/A, 358 pages
Photo courtoisie
Rénover sa maison, Joanna Gaines, aux Éditions de E/P/A, 358 pages

 

Habituée à transformer des maisons délabrées en nids douillets pleins de charme, la décoratrice d’intérieur Joanna Gaines nous explique ici comment personnaliser ou mieux aménager toutes les pièces de notre maison. En plus de nous livrer ses meilleurs conseils déco, elle présente de très nombreux exemples qui ne manqueront pas de nous donner toutes sortes d’idées !

Frissons garantis

James Patterson et Candice Fox, Aux Éditions de l’Archipel, 320 pages
Photo courtoisie
James Patterson et Candice Fox, Aux Éditions de l’Archipel, 320 pages

 

Plus jamais

En attendant l’avalanche de polars qui ne devrait pas tarder à débouler, on a dû se contenter de cet énième James Patterson, qui a cette fois été coécrit avec l’auteure australienne Candice Fox. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’intrigue se déroule en Australie. Où vit l’inspectrice Harriet Blue, l’héroïne de cette toute nouvelle série.

Malheureusement pour elle, on ne la rencontrera pas dans des circonstances idéales : son frère Sam vient en effet d’être arrêté... parce qu’il a violé et sauvagement assassiné trois jeunes femmes. Un comble lorsqu’on sait qu’Harriet travaille justement à la brigade des délits sexuels et que sans le savoir, elle a ainsi longtemps côtoyé un vrai prédateur !

Dans la gueule du loup

Pour la soustraire aux hordes de journalistes qui campent déjà devant sa maison, le chef d’Harriet décidera de l’envoyer le plus loin possible de Sydney. À savoir en plein désert, dans la région de Kalgoorlie. Dans l’un des camps de mineurs du coin, un homme aurait apparemment perdu la vie de façon mystérieuse et Harriet sera chargée de découvrir ce qui s’est réellement passé. Le hic, c’est qu’Harriet commencera d’abord par découvrir qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Au cours des dernières semaines, plusieurs incidents du genre se seraient déjà produits...

Divertissant et facile à lire, les chapitres étant très courts.