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Une première grande expérience pour Alice Dorval

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Photo courtoisie, Théâtre Duceppe

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La jeune comédienne Alice Dorval montera dans les prochains jours sur la scène du Théâtre Duceppe pour y interpréter une jeune fille de 15 ans dans la pièce Disparu.e.s, une comédie dramatique qui vire au mélodrame par moments, de l’auteur et scénariste américain Tracy Letts. Une première pour elle sur une grande scène professionnelle.

Bien que ses parents soient tous deux comédiens, il n’a pas toujours été clair pour Alice Dorval qu’elle allait suivre leur trace en exerçant le même métier que sa mère, Anne Dorval, et que son père, Marc-André Coallier.

« Très jeune, le métier m’intéressait parce que c’est tout ce que je connaissais, je voulais faire comme mes parents, confie-t-elle. Puis à l’adolescence, j’ai voulu me distancier de tout ça. »

C’est après ses études collégiales qu’elle s’est rendue à l’évidence, en prenant part à différentes troupes de théâtre, qu’elle voulait en faire un métier. Aujourd’hui âgée de 25 ans, plus aucun doute ne subsiste. À peine sortie de l’École nationale de théâtre au printemps dernier, elle a obtenu un premier rôle à l’Espace GO, où elle a joué dans la pièce Soifs Matériaux lors du FTA, en juin, dans le cadre de sa formation.

« C’était mon spectacle de finissante », précise Alice Dorval qui estime qu’il y a autant d’avantages que de désavantages au fait d’avoir des parents connus.

La formation maintenant terminée, elle s’apprête à monter sur les planches du Théâtre Duceppe pour chausser les pointures des grands, entourée de 12 comédiens.

Adaptée pour le Québec par le metteur en scène René Richard Cyr et traduite par Frédéric Blanchette, la pièce Disparu.e.s (August: Osage County), dont l’auteur a obtenu un prix Pulitzer en 2008 et cinq Tony Awards, lors de sa création à Chicago, a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2013, Un été à Osage ou Le Temps d’un été, mettant en vedette Meryl Streep et Julia Roberts.

Une famille déchirée

Campée en Oklahoma, la pièce tourne autour d’une famille, celle de Beverly Weston, un poète qui a déjà connu la gloire, disparu mystérieusement. Le décès du patriarche mènera ses trois filles à se rendre à la maison familiale, alors qu’elles se sont perdues de vue depuis déjà plusieurs années.

Beverly ne sera pas le seul disparu, Violet, une domestique amérindienne, va aussi disparaître.

La famille est plutôt dysfonctionnelle. Beverly était alcoolique, tandis que sa femme, Violet, est paranoïaque et accro aux médicaments.

C’est lors d’une réunion de famille que des secrets seront révélés et que la vérité éclatera.

Disparu.e.s

  • Auteur : Tracy Letts
  • Mise en scène et adaptation : René Richard Cyr
  • Distribution : Sophie Cadieux, Chantal Baril, Yves Bélanger, Alice Dorval, Hugo Dubé, Antoine Durand, Renaud Lacelle-Bourdon, Roger Léger, Guy Mignault, Christiane Pasquier, Kathia Rock, Évelyne Rompré et Marie-Hélène Thibault
  • Du 23 octobre au 23 novembre
  • Au Théâtre Duceppe