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Ce n’est pas une raison pour ne pas voter!

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OTTAWA | La campagne électorale s’annonçait sale. Elle le fut. Mais ça ne devrait surtout pas décourager les Canadiens d’aller voter, même si elle se termine dans un climat délétère.

À quelques heures du vote, les deux grands partis sont toujours au coude-à-coude. Libéraux et conservateurs semblent être incapables de séduire un nombre suffisant de Canadiens pour former un gouvernement majoritaire.

Tous les partis, sans exception, sont coupables de tordre la vérité de temps en temps, particulièrement en période électorale.

Justin Trudeau soutient faussement que la baisse d’impôts promise par les conservateurs profiterait avant tout aux plus riches.

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a tort d’affirmer que les plus fortunés ont reçu un traitement de faveur au chapitre de l’impôt sous les libéraux.

Désinformation

L’approche conservatrice va encore plus loin, frisant la désinformation.

Dans les derniers jours, les médias d’information ont levé le voile sur certaines des tactiques douteuses des conservateurs. Et ce n’est pas joli.

L’embauche d’un consultant dans le but de « détruire » Maxime Bernier en est un exemple.

Pressé de questions pour savoir si, oui ou non, son parti a engagé une firme de communication pour mener une campagne de salissage secrète, Andrew Scheer s’est terré dans un mutisme qui en dit long.

Pas fort pour un parti qui accuse sans cesse les autres de manquer de transparence et d’éthique.

Le consultant en question, Warren Kinsella, n’est d’ailleurs pas un enfant de chœur. À quelques heures du débat des chefs en anglais, M. Kinsella a alimenté des ragots au sujet de Justin Trudeau, et des raisons prétendument mystérieuses pour lesquelles il aurait quitté son poste d’enseignant dans une école de Vancouver. Rien de tout cela ne s’est avéré.

Jugement

En cette fin de campagne, Andrew Scheer a été forcé de se défendre plus souvent qu’à son tour de répandre de fausses informations. Il a entre autres soutenu que libéraux et néo-démocrates comptent faire grimper la taxe de vente de 5 % à 7,5 %.

Son parti a aussi diffusé des publicités en mandarin, à Toronto et Vancouver, voulant que les libéraux souhaitent légaliser les drogues dures.

Le chef conservateur martèle que Justin Trudeau a perdu l’autorité morale de gouverner depuis l’affaire SNC-Lavalin.

En menant une campagne aussi négative, Andrew Scheer doit maintenant faire face aux mêmes interrogations.