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Qui va aller voter?

Bureau de vote - élections provinciales 2008
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin

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La menace d’une vague de néfastes coupures conservatrices. Le spectre des déficits délirants d’une coalition libérale-néo-démocrate. Heureusement que la campagne se termine bientôt, on ose à peine croire jusqu’où libéraux et conservateurs feraient monter les enchères.

Bien sûr le NPD et le Bloc font contrepoids, alimentent la perspective d’une mirobolante balance du pouvoir, qui sera inévitablement plus tempérée lorsque viendra le temps de voter et risquer une élection.

Il faut l’avouer, au terme d’une campagne peu inspirante qui a carburé au calcul stratégique et au cynisme, qui va se donner la peine d’aller voter ?

La force du Bloc québécois dans la balance

Je sais, la majorité d’entre vous va se donner la peine d’exercer son devoir citoyen. N’empêche, l’issue de l’élection repose dans les mains des autres électeurs, ceux qui devront y penser à deux fois avant de se rendre au bureau de vote lundi.

On pressent déjà que le Bloc québécois fera élire davantage que les 20 députés dont il rêvait au début de la campagne.

Mais l’ampleur des gains dépendra inévitablement d’un nombre de courses serrées. Or, les bloquistes ne peuvent rivaliser avec les machines politiques ultra-organisées des libéraux et des conservateurs dans ces comtés.

Dans des courses serrées, le pointage et l’incitation à voter peuvent faire la différence.

Yves-François Blanchet devra espérer que ses électeurs se déplaceront demain s’il veut consacrer le rejet des partis fédéralistes.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

 

Un gouvernement libéral dans la balance...

Au-delà du poids stratégique du Québec, c’est la participation électorale dans le reste du pays qui risque de sceller l’issue de la soirée de demain.

Pour espérer l’emporter, Justin Trudeau a absolument besoin de l’appui des électeurs progressistes déçus par sa campagne, son double discours, ses promesses brisées.

Surtout, les dernières élections confirment que plus le taux de participation est bas, plus les conservateurs en profitent. La raison est simple : ils ont la base d’électeurs la plus solide et motivée qui soit. N’oublions jamais qu’entre leur majorité de 2011 et leur défaite de 2015, ils n’ont perdu que 250 000 votes dans l’ensemble du pays !

C’est la participation électorale qui a donné les clés du pouvoir aux libéraux en 2015. C’est le nombre d’électeurs qui auront foi en la valeur de leur vote qui décidera du gagnant demain.

L’ironie, c’est que la course est si serrée, que pour une rare fois, tous les partis espèrent vous convaincre que le jeu en vaut la chandelle.