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Alexandre Boulerice survit à l'écroulement du NPD au Québec

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Le chef adjoint et lieutenant québécois du Nouveau parti démocratique NPD, Alexandre Boulerice, a survécu à une deuxième chute du parti de gauche au Québec. Il a été réélu par une forte majorité dans Rosemont–La Petite-Patrie.  

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En mars, son chef Jagmeet Singh lui avait confié un mandat de taille : relancer son parti au Québec. 

M. Boulerice, n’a pas réussi cette mission et aura finalement été un des seuls néodémocrates québécois à sauver son siège. 

Élu d’abord en 2011 dans la vague orange, le lieutenant québécois néodémocrate a pour une troisième fois dépassé la barre de 40% des suffrages dans sa circonscription. 

Au moment de mettre en ligne, Alexandre Boulerice était loin devant la candidate libérale Geneviève Hinse (24,5 %) et le bloquiste Claude André (23,7 %). 

Vague bloquiste 

«On savait que ça allait être difficile. On a remonté la pente, mais il y avait une grosse vague pour le Bloc, a affirmé M. Boulerice en entrevue avec Le Journal. C’est la troisième vague en trois élections.» 

Le chef adjoint du NPD était évidemment déçu du déroulement de la soirée, mais la position de son parti lui semblait intéressante dans le cadre d’un gouvernement minoritaire. «On s’en va à Ottawa avec la balance du pouvoir et nous sommes prêts à travailler avec les libéraux, les verts, le Bloc», a-t-il assuré. 

Selon lui, sa formation a «manqué de temps» pour séduire plus d’électeurs, notamment au Québec, où M. Boulerice était le seul néodémocrate en avance, au moment de mettre en ligne. 

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«J’espère ne pas être le dernier député du NPD au Québec, mais si c’est le cas je vais prendre mes responsabilités pour représenter le Québec au caucus», a-t-il poursuivi. 

«Pas le meilleur timing» 

Alexandre Boulerice croit aussi que le fait d’avoir un chef qui arbore un signe religieux a pu nuire à sa formation. 

«Évidemment, avoir [un chef] qui a des signes religieux dans le cadre d’un débat sur la laïcité, ce n’est pas nécessairement le meilleur timing au monde, mais on vu qu’en cours de campagne les gens changeaient d’avis et étaient beaucoup plus ouverts», a-t-il déclaré au Journal.  

Soirée tranquille 

Les occasions de réjouissances étaient rares pour les quelques centaines de militants néodémocrates réunis justement dans la circonscription de M. Boulerice. 

Les premiers vrais applaudissements se sont d’ailleurs fait entendre au moment où l’écran montrait que le conservateur Richard Lehoux menait contre le chef du Parti populaire, Maxime Bernier, en Beauce. 

La défaite de M. Bernier a pratiquement été autant applaudie que la victoire de M. Boulerice. 

Ce dernier était un des seuls députés néodémocrates à briguer un nouveau mandat dans la région métropolitaine. 

L’autre, le député de Beloeil-Chambly, Matthew Dubé, se mesurait au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et a été battu. 

Leurs collègues Hélène Laverdière (Laurier–Sainte-Marie) et Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) avaient décidé de quitter la politique, tandis que Pierre Nantel (Longueuil–Saint-Hubert) portait cette fois les couleurs du Parti vert.  

Alexandre Boulerice a été élu député en 2011, lors de la vague orange qui avait emporté le Québec. Il délogeait ainsi le Bloc Québécois, qui avait représenté sans interruption cette circonscription à Ottawa, depuis la création du parti en 1990.