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Le chroniqueur Gilles Baril aux premières loges du chaos au Chili

Le chroniqueur Gilles Baril aux premières loges du chaos au Chili
Photo AFP

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La situation chaotique au Chili, qui a commencé dans la capitale Santiago, s'est maintenant répandue à tout le pays. 

«La goutte qui a fait déborder le vase, c'est une augmentation [de 9 cents], la semaine passée, du billet de métro», a expliqué le chroniqueur politique Gilles Baril à l'émission Le Retour de Mario Dumont sur QUB radio, lundi. 

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Depuis son arrivée à Santiago vendredi soir, M. Baril a pu observer des émeutes en pleine rue. 

«Ils ont d'abord attaqué le métro dans 46 stations. Ils ont mis le feu aux wagons de métro, des bus. On se serait cru au Liban», a décrit Gilles Baril qui connaît très bien le Chili pour y avoir habité pendant cinq ans.  

  • ÉCOUTEZ Gilles Baril au retour de Mario Dumont sur QUB radio:    

Le chroniqueur rapporte que 111 centres commerciaux à travers le pays ont été incendiés et que le problème, qui «était d'abord localisé à Santiago, s'est répandu à travers le pays du nord jusqu'au sud.»     

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Les manifestations violentes, qui se poursuivaient pour une quatrième journée lundi, ont causé 11 morts jusqu'à maintenant et ont donné lieu à la déclaration de l'état d'urgence et d'un autre couvre-feu. 

 Opposition non structurée.   

«On dirait que les politiciens, autant ceux de la droite que de la gauche, ont délaissé les préoccupations quotidiennes du monde. On a l'impression que les politiciens des démocraties s'éloignent de plus en plus des priorités des citoyens et citoyennes», a fait remarquer Gilles Baril, qui estime que selon toute vraisemblance, le gouvernement actuel au Chili a de la difficulté à gérer la crise.    

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Il fait remarquer que l'économie du pays fonctionnait bien en raison d'un transport en commun efficace. «Mais là, y'a plus rien qui fonctionne. Alors là, tout est arrêté. La bourse de Santiago a d'ailleurs planté lundi.» 

On s'attendait encore à de la violence au cours de la nuit de lundi à mardi, selon Gilles Baril, «parce qu'il fait beau et qu'il y a beaucoup de délinquants dans les rues».

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