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Dans la garde-robe de... Jonathan Roy

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Je dois vous avouer avoir été un peu surpris à la vue de Jonathan Roy alors qu’il est arrivé sur les lieux de la séance photos à vélo avec pour seul sac, un petit sac à dos en toile. « Avez-vous oublié votre housse ? », lui ai-je demandé. À quoi il a répondu, « non, non, ma garde-robe estivale est dans mon sac ».

La discussion s’annonçait intéressante.

« J’ai simplifié ma vie il y a quelques années. Je viens d’un milieu avec de l’argent, mais contrairement à ce que l’on peut croire, je n’étais pas plus heureux. J’ai réalisé que ce qui est important n’est pas ce qui coûte cher, mais ce qui nous tient à cœur. J’étais tanné d’être “le fils à Patrick Roy avec son beau linge”, alors j’ai fait une coupure », précise Jonathan.

Cette prise de conscience a coïncidé avec la rencontre de sa conjointe Lydia Marzaro, il y a de cela trois ans. « Nous nous sommes découvert une passion pour le voyage et le désir de découvrir le monde. On s’est acheté un vieux VR de 1989 et on est parti à l’aventure. Pour se faire, on a dû réduire nos possessions et ça a donné naissance à mon nouveau mode de vie », raconte-t-il.

Dans le processus, il a aussi mis un terme à la « grosse machine » Warner Music et à la collaboration avec son partenaire Corey Hart. « J’ai fait une super tournée à travers le Canada. J’avais du succès, mais là aussi je n’étais pas pleinement heureux. À présent, je vole de mes propres ailes à ma façon et avec ma vision. Je suis stressé, mais ça vaut la peine de le faire, car je le fais pour moi et je vais apprendre de mes erreurs », ajoute Jonathan.

Et son image publique dans tout cela ? « Mes amis me chicanent par ce que je ne suis pas à la mode. Je sais qu’éventuellement je devrai me plier à ce décorum pour la scène, par exemple, mais je ne suis pas prêt maintenant », réfléchit-il avant d’ajouter, « de plus, je considère que ma musique et mon image sont deux choses différentes. On peut aimer un style musical et pas le style vestimentaire qui l’accompagne ».

Bienvenue dans l’univers minimaliste de Jonathan Roy.

► À l’agenda de Jonathan

  • Il a dévoilé son plus récent single Keeping Me Alive.
  • Il a lancé son nouvel album Mr. Optimist Blues.
  • Suivez toute son actualité sur le site Jonathanroyofficial.com
  • Suivez ses aventures de voyages @jonathanroy.ontheroad
Photo Pierre-Paul Poulin
  • T-shirt URBAN OUTFITTERS

« Lors de mes voyages en Thaïlande et en Afrique, j’ai vite réalisé que les gens là-bas ne regardent pas comment tu es habillé, mais se concentrent sur l’individu. Il n’y a pas de jugement, ils veulent juste savoir si tu es une bonne personne. Ça m’a fait capoter. C’est si différent d’ici », partage Jonathan.

Photo Pierre-Paul Poulin
  • Chandail JACK & JONES
  • Jean LEVI’S

« Je vais bientôt ressortir mon bon vieux manteau d’hiver que j’ai acheté il y a 10 ans. Il va me servir encore très bien pour une autre année. Je vais aussi commencer à piger dans mes chandails, dont ce modèle bleu que j’aime beaucoup », prévoit-il.

Photo Pierre-Paul Poulin
  • Blouson URBAN OUTFITTERS

« Ma liberté, c’est de pouvoir travailler partout où je veux sur la planète et revenir lorsque j’ai des spectacles. Mais pour ce faire, je dois voyager léger », lance Jonathan.

Top 3 de ses destinations

  1. « Hawaï pour la mer, ses îles et les montagnes, c’est magnifique. »
  2. « La Thaïlande pour le dépaysement. »
  3. « L’Afrique du Sud pour l’expérience d’un safari et les animaux exotiques. »
Photo Pierre-Paul Poulin
  • T-shirt URBAN OUTFITTERS
  • Chandail O’HALLMAN MILLS
  • Chaussures VANS
  • Sac à dos POWERLAND

Une photo de Jonathan avec sa bicyclette s’imposait, car elle fait partie intégrale de son style.

« Je n’ai plus de voiture. Je me déplace en vélo. Je l’ai déniché sur Kijiji pour 100 $. J’adore tout ce qui est “vieux”. Si jamais je me laissais tenter par une voiture, ce serait un modèle des années 1970. Les coupes étaient magnifiques », dit-il.

Photo Pierre-Paul Poulin
  • T-shirt WALMART

« Je passe de la scène au quotidien avec les mêmes vêtements : t-shirt et jean noirs », affirme le chanteur.

« Ma femme et moi, on ne se départit pas des choses à moins qu’elles ne soient complètement finies. J’ai acheté ce sac à dos lors d’un voyage en Afrique du Sud pour 5 $. Une des attaches a lâché, alors j’ai bidouillé quelque chose avec un bout de corde. Je veux l’user à la corde », illustre-t-il.

Photo Pierre-Paul Poulin

Le bras gauche de Jonathan est parsemé de tatouages et chacun d’eux porte une signification particulière. « Pour représenter ma mère, j’ai choisi une simple croix sur mon poignet, car elle est croyante. Pour mon père, c’est Mickey Mouse, car son porte-bonheur est un t-shirt décoré du personnage de Disney. J’ai aussi un globe terrestre, car j’aimerais faire le tour du monde. Ma libellule est synonyme de ma collaboration avec Corey Hart. Un de mes tatouages est un peu quétaine, mais il signifie beaucoup pour moi. J’ai inscrit Dreams Are Meant To Be Lived (Les rêves sont faits pour être vécus) à l’intérieur de mon bras. Je rêvais de chanter et ma participation à Don Juan m’a confirmé que je faisais la bonne chose », confie-t-il.

4 questions mode à Jonathan

Est-ce difficile de résister à la tentation d’acheter de nouvelles choses ?

Non, pas vraiment. Ma philosophie de vie et mon style de vie ne font qu’un. Par exemple, j’ai acheté une nouvelle paire de chaussures pour cette séance photo, car mon autre paire était trouée. Sache que je n’ai qu’une paire de chaussures !

Quel est votre style ?

Je n’ai pas vraiment de style. J’ai tendance à me faire des looks avec ce qui me tombe sous la main. Au festival Coachella, j’ai attrapé un pantalon en patchwork acheté en Thaïlande et je me suis noué un des foulards de ma blonde autour de la tête. C’est simple comme ça. Quand tu as peu de vêtements, ce n’est jamais un casse-tête de s’habiller.

Photo courtoisie

Comment gérez-vous cette simplicité volontaire lorsque vous montez sur scène ou lorsque vous êtes invité à un gala ?

J’aime les beaux vêtements et je sais les reconnaître, mais ils ne sont pas une nécessité pour moi. Lorsque je monte sur scène, je porte les mêmes vêtements que dans mon quotidien. Quant aux galas, j’ai la chance d’être un ambassadeur de la boutique Europa. Les propriétaires me prêtent gracieusement des complets.

Vous arrive-t-il de dépenser ?

Je ne fais pas de dépenses folles, par contre j’ai beaucoup d’équipement pour le trekking et l’escalade. C’est d’ailleurs ce que j’ai le plus à la maison. Tout ce matériel coûte cher, mais il est nécessaire à la pratique de mon hobby. Je possède très peu de biens matériels.