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Désenchantement

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J’ai eu en début d’année la fugace impression que l’Impact allait être des séries éliminatoires de la MLS à la fin de la présente saison.

Parce que de nouveaux joueurs s’étaient intégrés au groupe, parce que l’Association de l’Est était la plus faible des deux. J’y ai cru. Mais j’ai vite déchanté.

Très rapidement, tout le monde s’est rendu compte que le Bleu-blanc-noir n’avait pas le niveau nécessaire pour être réellement compétitif. Tout au long de l’année, l’Impact n’a pas été en mesure d’offrir de la continuité dans ses performances.

Sans arrêt, les Montréalais ont alterné sans relâche les victoires et les défaites, le bon et le mauvais. Jusqu’à cette descente aux enfers en fin d’année où ils se sont enfoncés au classement pour de bon.

A posteriori, est-ce que l’Impact avait tous les éléments pour se qualifier en séries ? La réponse aurait dû être évidente à l’époque : non. Les performances de l’équipe n’ont fait que valider cette théorie.

Le spectacle ?

En 2019, l’Impact n’aura été divertissant que trois ou quatre fois. Je comprends qu’en tant que professionnel, il faut être pragmatique. Une équipe ne peut se permettre de sacrifier le résultat au profit du spectacle. Mais par moment, leurs matchs étaient pour le moins monotones.

En fait, on peut comprendre qu’une équipe sans véritable attaquant ne puisse être en mesure d’offrir un spectacle divertissant, encore moins d’obtenir des résultats.

Vous direz ce que vous voudrez, mais Maxi Urruti n’est pas un avant-centre, un attaquant de pointe.

Utilisez le terme que vous voulez, mais jamais en 2019 l’Argentin n’a occupé le poste qu’il aurait dû occuper en temps normal.

Ensuite, il faut souligner que le club n’a jamais réussi à trouver un animateur offensif.

Quelqu’un capable d’amener un peu de folie à l’attaque. À ce stade-ci, il est clair que Saphir Taïder n’est pas fait pour ce rôle.

Voilà un des chantiers du directeur sportif Olivier Renard dans l’entre-saison.

Au final, on est revenu au même plat constat des dernières saisons : sans Nacho Piatti, l’Impact manque cruellement de créativité.

Et que dire de la défense ?

Pour un moment, au début de la saison, nous avons eu l’impression que l’Impact s’améliorait défensivement. Mais l’impression n’a pas duré très longtemps.

Depuis plusieurs années, l’Impact peine à solidifier sa défense. En jetant un coup d’œil aux statistiques, on constate que la dernière saison a été catastrophique d’un point de vue défensif.

En plus d’être collectivement inepte, particulièrement en fin de saison, le XI montréalais n’a pas été en mesure de compter sur un talent qui, à l’instar de Piatti en attaque, aurait pu gommer les problèmes de l’effectif.

En fait, comme si elle n’était pas assez accablée de ce côté, l’équipe a même vu partir son meilleur défenseur, Zakaria Diallo, à mi-chemin de la saison.

Certes, ce dernier n’était peut-être pas le meilleur défenseur du monde... mais c’était le meilleur que l’Impact avait !

Garde a essayé

Rémi Garde a tenté de resserrer le tout de façon stratégique, mais le manque de talent de cette brigade a rapidement rattrapé le Bleu-blanc-noir.

Après avoir écrit ça, un fait demeure : le manque d’effort observé cette année est inexcusable. C’est une chose de manquer de talent, c’en est une autre de manquer d’intensité. Trop souvent, l’Impact a fourni moins d’effort que son adversaire.

Au-delà des qualités de l’effectif, c’est la majeure partie du temps le travail qui différencie les équipes au haut niveau. Si ce matin vous retournez voir le classement MLS, la position de l’Impact à l’intérieur de celui-ci est assez fidèle au niveau d’engagement physique que l’équipe a offert cette saison.