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Paranoïa autour d’un virus mortel

La comédienne Julie Le Breton tourne dans la série Épidémie, qui sera diffusée à TVA

Épidémie
Photo Pierre-Paul Poulin Julie Le Breton affirme vivre un rêve par « procuration » en incarnant le rôle d’une médecin.

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Julie Le Breton réalise un fantasme cet automne en jouant une docteure dans Épidémie, une nouvelle série à suspense de TVA qui atterrira en ondes en janvier.

« J’ai toujours voulu être médecin, raconte la comédienne au Journal. Je suis allée en sciences pures au cégep. Je voulais m’inscrire en médecine, mais je n’avais pas les notes pour. Je vis enfin mon rêve... par procuration. »

Rencontrée dans une salle d’examen de l’hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, où Yan Lanouette-Turgeon (L’imposteur, Les pays d’en haut) poursuit le tournage d’Épidémie cette semaine, Julie Le Breton parle avec beaucoup d’enthousiasme des préparatifs qu’elle a suivis pour camper une infectiologue de manière convaincante.

Course contre la montre

« Pour être capable de bien intégrer le jargon médical et scientifique, j’ai fait beaucoup de recherches. Google est devenu mon meilleur ami. J’ai regardé beaucoup de tutoriels pour prendre la pression de quelqu’un, etc. J’ai appris la différence entre virus et infection... J’ai adoré ça ! »

Signée par Annie Piérard et Bernard Dansereau (Toute la vérité, L’imposteur) en collaboration avec Étienne Piérard-Dansereau, la série Épidémie dépeint l’apparition d’un virus mortel inconnu à Montréal. Au fil des 10 épisodes, on verra entre autres la paranoïa s’emparer du public, tout en suivant comment Anne-Marie Leclerc (Julie Le Breton) dirige son laboratoire pour résoudre la crise.

Le réalisateur Yan Lanouette-Turgeon entouré des acteurs Guillaume Cyr et Mani Soleymanlou.
Photo Pierre-Paul Poulin
Le réalisateur Yan Lanouette-Turgeon entouré des acteurs Guillaume Cyr et Mani Soleymanlou.

« C’est d’autant plus terrifiant parce que c’est écrit de manière très réaliste, indique Julie Le Breton. Ça crée un climat de tension très engageant. C’est une course contre la montre pour identifier le virus, déterminer sa provenance, savoir comment il s’étend... C’est une bibitte qu’on n’a jamais vue. »

La chair de poule

En entrevue, Mélissa Désormeaux-Poulin, qui incarne Chloé Roy Bélanger, une urgentologue dans l’œil du cyclone, prédit qu’Épidémie donnera la chair de poule à plusieurs téléspectateurs. On peut difficilement contredire son intuition. Rien qu’en arpentant les corridors du premier étage de l’hôpital Hôtel-Dieu, où sont notamment aménagées des aires de décontamination, un sentiment d’angoisse nous gagne.

« Un infectiologue consultant était même jaloux de notre set-up », nous confie la productrice Sophie Pellerin de Sphère Média Plus, la boîte derrière Épidémie.

Le tournage se poursuit à l’hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.
Photo Pierre-Paul Poulin
Le tournage se poursuit à l’hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.

Tournage effréné

Dans un peu plus d’une semaine, Yann Lanouette-Turgeon et toute son équipe remiseront leur équipement après 50 jours de tournage. Le réalisateur décrit les deux derniers mois comme une période « exigeante, bourrée de grands défis ».

« Il fallait composer avec des comédiens non professionnels, des animaux, des mises en place très techniques... C’est la première fois que j’aborde quelque chose comme ça. »

Distribution diversifiée

Épidémie prendra l’antenne de TVA le mardi 7 janvier à 21 h. La série mettra également en vedette Guillaume Cyr, Ève Landry, Félix-Antoine Tremblay, Mani Soleymanlou, Bruno Marcil, Gabriel Sabourin et Nancy Saunders, une artiste visuelle qui tiendra le rôle d’une étudiante en biochimie médicale d’origine inuite.

« C’est une distribution extrêmement diversifiée, déclare Julie Le Breton. Ça fait du bien. Ça apporte un côté vrai. Cette diversité fait partie de nos vies et c’est le temps qu’on la voie à la télé. »