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Première vague de licenciements au siège social de Lowe’s-Rona

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Une première vague de licenciements a frappé le siège social québécois de Lowe’s-RONA. Le quincailler a mis à pied 60 employés à Boucherville, mardi, semant l’inquiétude et l’insécurité à travers tous ses départements.

Le travail de ces 60 employés en comptabilité sera transféré au siège social américain de Lowe’s à Mooresville, en Caroline du Nord. L’annonce est tombée une semaine après que l’entreprise ait nié les révélations du «Journal de Montréal» et de TVA Nouvelles à propos de ses plans de délocalisation en Inde et aux États-Unis.

«En tant que division canadienne d’une compagnie internationale, nous avons pris la décision d’avoir recours aux services partagés de comptabilité de Lowe’s, a écrit par courriel Valérie Gonzalo, porte-parole de Lowe’s Canada. Malheureusement, cette décision mènera à l’élimination d’environ 60 postes au siège social de Boucherville au cours du premier semestre de l’année 2020.»

La multinationale a de nouveau refusé nos demandes d’entrevue mardi.

Selon nos informations, cette annonce a suscité la consternation au sein des travailleurs de plusieurs départements du siège social de Boucherville.

«Pas besoin de vous dire que tout le monde est nerveux, très nerveux, a affirmé une source sous le sceau de la confidentialité. On s’attend à d’autres annonces du genre au cours des prochains mois.»

Délocalisations

Mercredi dernier, TVA Nouvelles révélait que plus de 200 employés québécois en technologie de l’information chez Lowe’s-RONA perdront leur travail.

L’entreprise prévoit annoncer le transfert des emplois vers l’Inde et les États-Unis au cours de la prochaine année.

Lowe’s-RONA avait réfuté cette information, faisant valoir qu’elle n’avait «aucun plan de transférer 200 emplois en technologie de l'information de Longueuil à Bangalore en Inde».

Depuis qu’elle a avalé RONA, pour 3,2 milliards $ en 2016, la multinationale américaine Lowe’s tente par tous les moyens de rentabiliser son acquisition.

Récemment, la valeur de sa division canadienne a fondu de 1,2 milliard $ en raison de résultats financiers décevants.