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Scheer s’accroche et fait miroiter la prochaine victoire

Il insiste sur les résultats positifs de sa formation

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Photo AFP

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Malgré une défaite qui pourrait menacer son leadership, le chef conservateur Andrew Scheer ne jette pas l’éponge.

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Dans un discours dont la diffusion a été interrompue par celui de son adversaire libéral, M. Scheer a insisté sur les résultats positifs de sa performance. 

À ses militants réunis à Regina, il a souligné que sa formation a reçu un plus grand nombre de votes que celle de Justin Trudeau et que les conservateurs ont augmenté leur nombre de députés à la Chambre des communes. 

«Son leadership est endommagé et son temps au gouvernement va bientôt prendre fin, a-t-il dit en parlant de son adversaire libéral. Quand ce moment viendra, nous serons prêts et nous allons gagner.» 

M. Scheer a soutenu que les conservateurs sont «en marche» vers le pouvoir. 

 Tout en maintenant que son parti a mené «une excellente campagne», il a concédé que les résultats n’étaient pas ceux qu’il souhaitait. 

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SUFFRAGES

Les chiffres disponibles indiquaient que le Parti conservateur du Canada (PCC) était en position de gagner dans 122 circonscriptions, avec 34,5% des votes. Les libéraux ont obtenu 33% des suffrages. 

Ce résultat est meilleur que celui de l’élection de 2015, alors que l’ex-chef conservateur Stephen Harper avait été défait avec 99 sièges. 

Au Québec, la formation enregistrait un recul, avec un gain potentiel de dix circonscriptions. Il y a quatre ans, les conservateurs avaient remporté 12 sièges. 

La seule candidate d’envergure nationale à briguer les suffrages au Québec, Sylvie Fréchette, a mordu la poussière dans la circonscription de Rivière-du-Nord. Les conservateurs ont pu se consoler avec la défaite du chef du Parti populaire Maxime Bernier devant leur candidat Richard Lehoux, en Beauce. 

M. Scheer a tout de même fait valoir la capacité de son parti à contrer la montée du Bloc québécois. 

LEADERSHIP

Cette défaite des conservateurs à l’échelle nationale laisse malgré tout planer un doute quant au leadership de M. Scheer, âgé de 40 ans. Les statuts du PCC prévoient en effet que les militants conservateurs peuvent réclamer une course à la direction, après un pareil échec. 

UNE DURE CAMPAGNE

Le chef conservateur a ensuite eu une campagne difficile, en raison notamment de sa position sur l’avortement. Il a trébuché sur la question lors du débat des chefs à TVA. Il a ensuite affirmé qu’il était pro-vie, tout en assurant que le débat sur la loi légalisant l’avortement ne serait pas rouvert. 

Au Québec, les conservateurs ont tenté de leur mieux de se faire l’écho des demandes du gouvernement du Québec, là où les libéraux étaient fermés, dans l’espoir d’occuper le terrain du Bloc québécois. En fin de campagne, il a promis la fin des «chicanes» Québec-Ottawa. Lançant un appel à «la nation québécoise», il a promis un «fédéralisme de collaboration».