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«Dans un an, je vais être champion du monde» – Lexson Mathieu

Le boxeur nourrit de grandes ambitions à l’aube de son premier combat à Québec

Lexson Mathieu a savouré son face-à-face avec Giovanni Carpentieri. «J’ai vu qu’il n’avait vraiment pas peur et je respecte ça. Ça veut dire qu’il va rentrer dans mes coups. Quand les gars ont peur, ils sont un peu à reculons et tu as moins d’impact. Je pense que l’impact sera vraiment présent.»
Photo Stevens Leblanc Lexson Mathieu a savouré son face-à-face avec Giovanni Carpentieri. «J’ai vu qu’il n’avait vraiment pas peur et je respecte ça. Ça veut dire qu’il va rentrer dans mes coups. Quand les gars ont peur, ils sont un peu à reculons et tu as moins d’impact. Je pense que l’impact sera vraiment présent.»

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Les gants blancs et la dentelle pour ne pas froisser personne, Lexson Mathieu ne connaît pas. Plus direct qu’un bon jab, le boxeur de Québec, qui grimpera dans l’arène du Complexe Capitale Hélicoptère vendredi soir pour son premier combat chez lui, estime que dans la prochaine année, il sera sacré champion du monde.  

Déjà, lors de la conférence de presse pour mousser le gala «Révolution», le promoteur Camille Estephan, de Eye of the Tiger Management, avait fait sourciller en mentionnant que quelques-uns des pugilistes mis en vedette dans la carte de huit combats seraient en processus de championnat du monde dans deux ans.  

Mathieu (6-0, 5 K.-O.), âgé de seulement 20 ans et qui complétera en janvier sa première année dans les rangs professionnels, perçoit cet échéancier comme un plan trop conservateur pour lui.  

«Je ne pense pas que Camille parlait de moi. Dans deux ans, je serai ailleurs. Dans mon cas, c’est dans un an, même pas, que je veux être champion du monde. Deux ans, c’est loin, je ne peux même pas imaginer où je vais être rendu.  

«Dans un an, je vais être champion du monde. Je vais pousser, je veux devancer les choses. Je ne veux pas perdre mon temps. J’ai 20 ans et je veux prendre ma retraite le plus tôt possible», a proclamé celui qui se frottera vendredi à l’Italien Giovanni Carpentieri (8-3-3, 3 K.-O.) en demi-finale de la soirée chez les super-moyens.  

Retraite à 30 ans et millionnaire  

Si l’entourage d’un boxeur se montre habituellement plus tempéré dans ses attentes que celui qui enfile les gants, ce n’est pas le cas de l’entraîneur François Duguay, qui seconde entièrement les propos de son protégé.  

«Il ne veut pas boxer jusqu’à 30 ans. Il veut être un millionnaire de la boxe avant son 30e anniversaire. Go, on s’en va pour ça! J’ai le gars pour le faire, c’est le bon poulain. On est tellement actifs avec Eye of The Tiger, sa progression est très rapide.  

«Il ne faut pas avoir peur de nommer les choses et de mettre la barre très haut. Le gars carbure à la pression, il adore ça. Si tu te mets tout de suite dans la tête d’être champion du monde, c’est certain que ça va arriver. On va d’abord rapprocher les cibles et la prochaine cible, c’est vendredi. Chaque prochaine cible va nous rapprocher d’un titre mondial», estime-t-il.  

Plus qu’un simple boxeur  

Dans quatre de ses six combats, Mathieu a rudoyé ses rivaux jusqu’au pays des rêves dès le premier round. Cela fera dire à ses détracteurs qu’il a bien peu d’expérience pour clamer haut et fort qu’il vise si loin et si vite. Le cogneur ne s’en formalise pas.  

«Si tu n’y crois pas, que tu es trop gêné de le dire, ça n’arrivera pas. Ce n’est pas une place qu’on te donne, il faut que tu ailles la prendre. C’est pour ça que je le dis à voix haute et que je vais le faire. Je me regarde dans le miroir le matin et je me remémore chaque jour mon objectif, qui est d’être champion du monde et pas juste d’être un boxeur pro. Peut-être que les gens peuvent voir ça comme de l’arrogance, mais je veux me pousser pour faire avancer les choses. La première étape pour devenir champion du monde, c’est d’accepter que tu le mérites», a-t-il renchéri.  

En bon promoteur, Camille Estephan a fièrement entendu les ambitions de son jeune poulain, invitant tout de même à la prudence.  

«C’est la meilleure chose que je puisse entendre comme promoteur. Ça ne veut pas dire qu’on va faire ça, mais j’aime voir le feu sacré qu’il y a dans ce boxeur-là. Tu l’as ou tu ne l’as pas et lui, il l’a. On va prendre les combats un à la fois, mais il a le potentiel nécessaire pour devenir une très grande vedette», croit-il.  

La finale opposera le Russe Artem Oganesyan (10-0, 8 K.-O.) à l’Argentin Jose Carlos Paz (23-10-1, 13 K.-O.). D’autres boxeurs locaux seront en vedette en plus de Lexson Mathieu, dont Clovis Drolet (10-0, 6 K.-O.) contre Richard Holmes (18-10, 8 K.-O.).  

Hubert Poulin et Leïla Beaudoin en seront quant à eux à leurs débuts professionnels, tandis que le combat de Vincent Thibault (9-0, 3 K.-O.) a dû être annulé en raison d’une blessure au dos subie par ce dernier à l’entraînement. Environ 200 billets demeurent disponibles.