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Il a autant de mandats que Wilfrid Laurier

Louis Plamondon en est à sa 11e élection depuis 1984

Louis Plamondon tient l’édition de l’hebdo régional qui soulignait sa 11e réélection.
Photo Pierre-Paul Poulin Louis Plamondon tient l’édition de l’hebdo régional qui soulignait sa 11e réélection.

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Réélu pour une onzième fois lundi, Louis Plamondon vient d’égaler le record du nombre de mandats consécutifs pour un député québécois à Ottawa, détenu par nul autre que Wilfrid Laurier, dont le visage apparaît sur les billets de 5 $.

Portant les couleurs du Bloc québécois, Louis Plamondon est devenu député dans Bécancour–Nicolet–Saurel, le 4 septembre 1984, d’abord pour le Parti progressiste-conservateur, avant de passer dans le camp des souverainistes, en 1991.

Le billet de 5 $ sur lequel apparaît Laurier.
Photo d’archives
Le billet de 5 $ sur lequel apparaît Laurier.

L’ancien premier ministre libéral Wilfrid Laurier a siégé à Ottawa pendant plus de 41 ans, de 1877 jusqu’à sa mort, en 1919, représentant pendant tout ce temps la circonscription de Québec-Est.

À la chasse aux records

L’homme de 76 ans parle, de son côté, de sa longévité politique en termes d’années.

« J’ai 35 ans de faits. Le record que je peux battre est celui pour un [simple] député francophone, qui est de 36 ans et 2 mois, lance M. Plamondon, qui était déjà en rencontres à son bureau de circonscription au lendemain du scrutin. Il est probable que le gouvernement va tenir une couple d’années et que je puisse devenir le doyen des députés francophones du Canada. »

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le simple député francophone ayant siégé le plus longtemps est Charles Marcil, qui a représenté Bonaventure, en Gaspésie, pour le Parti libéral entre 1900 et 1937.

Pour que Plamondon dépasse cette marque, le gouvernement de Justin Trudeau devra tenir jusqu’au 27 novembre 2020.

Pour accéder à davantage de records, le politicien devra donc solliciter un autre mandat après 2023. Est-ce possible ?

« Je n’ai jamais pensé ne pas me représenter depuis que je suis en politique », affirme le député de Bécancour–Nicolet–Saurel.

Le doyen de la Chambre des communes a su résister aux vagues néo-démocrate en 2011 et libérale en 2015. Pour ce faire, il croit que le secret est « du travail de proximité et une disponibilité totale ».

« Quand on arrive en politique, on veut faire de grands discours et épater la galerie. Mais ce n’est pas ça qui te fait réélire. Je dis toujours aux autres députés de joindre les gens dans leur quotidien. Si quelqu’un a un magnifique jardin, arrêtez donc et dites-lui : “c’est beau chez vous”. Ça, pour lui, ça vaut n’importe quel discours politique », juge-t-il.