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Mort d’un jeune à Mascouche : le coroner critique la police de Terrebonne

Mort d’un jeune à Mascouche : le coroner critique la police de Terrebonne
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Le coroner chargé d’enquêter sur la mort d’un jeune homme de 18 ans lors d’une poursuite policière en septembre 2017 s’est montré critique envers le Service de police de la Ville de Terrebonne dans son rapport rendu public mercredi. 

Selon le coroner Jacques Ramsay, le jeune Antoine Bouchard a connu une mort «évitable» dans la mesure «où la pertinence de cette poursuite aurait été mieux évaluée». 

Antoine Bouchard était passager à bord d’un véhicule volé dans la nuit du 12 septembre lorsque des policiers se sont lancés à la poursuite de la voiture dans laquelle se trouvaient deux autres hommes. 

Selon le coroner, le véhicule suspect roulait «sous la vitesse permise» et ne représentait donc pas un réel danger pour la sécurité du public. 

Ce n’est que lorsque les policiers ont actionné leurs gyrophares que les choses ont mal tourné. 

Le conducteur du véhicule poursuivi aurait circulé à haute vitesse, d’abord dans un secteur rural, puis en plein quartier résidentiel. Il n’aurait pas été en mesure de négocier une courbe adéquatement, alors qu’il circulait entre 140 et 160 km/h et le véhicule a terminé sa course contre un arbre, à deux pas de l’hôtel de ville de Mascouche. 

Sous la force de l’impact, le conducteur a eu les «jambes broyées», tandis qu’Antoine Bouchard a subi de graves traumatismes. Il a été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté quelques heures plus tard. 

Les résultats de l’autopsie ont révélé qu’il avait consommé de la méthamphétamine et du cannabis dans les heures qui ont précédé le drame. 

Qui plus est, il se trouvait avec un jeune homme avec qui il lui était interdit de se trouver en vertu d’une ordonnance de la cour. Les deux jeunes avaient également un couvre-feu à respecter, ce qu’il n’avait pas fait cette nuit-là. 

Selon le coroner, c’est sans doute la raison pour laquelle ils auraient tenté d’échapper aux policiers. 

Malgré cela, en se basant sur la politique de gestion des poursuites policières de la police de Terrebonne, le coroner soutient que «des éléments n’ont pas été respectés lors de cette poursuite». 

Le Dr Jacques Ramsay cite notamment le fait que la poursuite n’a pas été menée par un superviseur comme cela devrait être le cas. Selon lui, un superviseur – un policier plus expérimenté – aurait fait une meilleure évaluation des risques et aurait sans doute ordonné la suspension de la poursuite. 

Enfin, le coroner recommande à la municipalité de Terrebonne de «procéder à l’analyse des circonstances de cette poursuite, ainsi que des comportements, de la supervision et des processus de prise de décision qui ont eu cours lors de cet événement».