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Voici les 22 New Kids on the Bloc

Plusieurs des nouveaux visages bloquistes qui travailleront à Ottawa ont déjà l’expérience de la politique

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Photo Agence QMI, STEVE MADDEN Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a soutenu hier à Montréal qu’il était trop tôt pour évoquer la possibilité de faire tomber le gouvernement s’il contribuait à contester la loi québécoise sur la laïcité devant les tribunaux.

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Le Bloc québécois gonflera ses rangs de 22 députés à Ottawa, mais ces nouveaux venus sont loin d’être des néophytes de la politique.

Anciens élus fédéraux et provinciaux, militants de longue date ou employés politiques forment la majorité du sang neuf de l’équipe bloquiste. Ces récents élus n’ont rien de la surprise qu’avaient causée les candidats hétéroclites du Nouveau Parti démocratique ayant surfé sur la vague orange de 2011.

« Ça aide », admet d’emblée le doyen de la Chambre des communes à Ottawa, le bloquiste Louis Plamondon. L’élu de Bécancour–Nicolet–Saurel, qui siège depuis maintenant 35 ans, entend partager ses conseils avec ses nouveaux collègues.

Équilibre à bâtir

En point de presse hier, le chef bloquiste a quant à lui affirmé que son équipe avait « un équilibre à bâtir ».

« Entre l’expérience dont jouissent les membres du Bloc québécois qui ont déjà siégé [au Parlement] et cette extraordinaire nouveauté parmi les élus », a déclaré Yves-François Blanchet.

L’important pour les députés sera de rester disciplinés et unis, surtout avec un gouvernement libéral minoritaire, reprend Louis Plamondon.

« Si jamais il y a une élection dans deux ans, nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir l’air tout croches dans les deux premières années », fait valoir l’homme de 76 ans.

M. Plamondon compte les encourager à la prudence dans l’utilisation et la répartition de leur budget de député, notamment lors d’embauche de personnel. « Il faut embaucher selon la compétence et pas selon l’amitié ou les services rendus. »

Ses nouveaux collègues devront aussi apprendre à gérer leurs frustrations, s’ils n’obtiennent pas nécessairement le poste de leur choix dans le cabinet fantôme de leur parti.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

« L’ego est très présent après une élection », souffle-t-il, ajoutant que l’euphorie de la victoire ne doit jamais faire oublier que c’est le chef qui mène. « C’est comme un club, il faut jouer ensemble. Un joueur de centre au hockey ne peut pas décider de jouer à l’aile une fois sur la glace », illustre M. Plamondon.

«Propositions positives»

Par ailleurs, Yves-François Blanchet a exhorté le premier ministre Justin Trudeau à convoquer les nouveaux élus fédéraux à la Chambre des communes avant les Fêtes pour verser rapidement aux agriculteurs les compensations prévues à la suite des nouveaux accords commerciaux.

Quant à savoir le rôle que jouera sa nouvelle équipe, étant donné que les libéraux minoritaires pourraient tout aussi bien se tourner vers les néo-démocrates pour des appuis, M. Blanchet n’a pas voulu parler de stratégies.

« Notre job, c’est pas de faire marcher ou faire tomber un gouvernement, c’est de porter les propositions positives pour le Québec », a-t-il dit.

Portraits des nouveaux venus

Hugo Duchaine et Cédérick Caron, Le Journal de Montréal

Yves-François Blanchet

  • Beloeil-Chambly
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Photo Agence QMI, STEVE MADDEN

Yves-François Blanchet a réussi à donner un second souffle au Bloc. L’ancien élu péquiste, « Ex » de Radio-Canada et ancien gérant d’Éric Lapointe, a su convaincre les Québécois de l’envoyer défendre leurs intérêts à Ottawa.

Sylvie Bérubé

  • Abitibi–Baie-James-Nunavik–Eeyou
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Photo courtoisie

Depuis une trentaine d’années, Sylvie Bérubé travaille comme fonctionnaire dans le domaine de la santé dans la région, notamment en informatique et en ressources humaines du côté de Val-d’Or. Au provincial, elle a aussi été présidente du Parti québécois pour le comté d’Abitibi-Est.

Sébastien Lemire

  • Abitibi-Témiscamingue
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Spécialiste des relations publiques et de la participation citoyenne, Sébastien Lemire, 34 ans, a travaillé à Montréal, notamment comme attaché politique, avant de revenir dans son Abitibi natale où il a travaillé pour le Forum jeunesse et l’Union des producteurs agricoles de la région.

Marie-Hélène Gaudreau

  • Laurentides-Labelle
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Ex-attachée politique d’une ancienne députée bloquiste du comté, Marie-Hélène Gaudreau est originaire de Mont-Laurier. Directrice générale de la Corporation de développement communautaire des Hautes-Laurentides, elle a notamment contribué à la mise en place de la Table Forêt Laurentides pour répondre aux besoins de l’industrie forestière.

Luc Desilets

  • Rivière-des-Mille-Îles
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Luc Desilets réside dans sa circonscription depuis plus de 20 ans. Il a été directeur et psychoéducateur dans différentes écoles du secteur. Fils du réputé photographe Antoine Desilets, il a publié quatre romans, un livre sur les 50 ans de l’Expo 67 en plus d’un recueil sur l’œuvre de son père.

Louise Chabot

  • Thérèse-De Blainville
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Parachutée à la fin septembre dans cette circonscription, Louise Chabot avait perdu l’investiture du comté de Trois-Rivières par un peu plus de 1 % des voix au début du même mois. Infirmière de profession, elle a été présidente de la Centrale des syndicats du Québec de 2012 à 2018.

Yves Perron

  • Berthier-Maskinongé
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Actuel président national du Bloc, Yves Perron a délogé la députée vedette néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau après une chaude lutte. Actuellement professeur d’histoire et coordonnateur de niveau à Saint-Félix-de-Valois, dans sa circonscription, il enseigne les sciences humaines depuis 25 ans.

Louise Charbonneau

  • Trois-Rivières
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Retraitée de l’enseignement, bénévole au sein de Moisson Mauricie, entre autres, Louise Charbonneau a remporté l’investiture de son comté par une majorité de 1,4 % des votes. Elle milite pour l’indépendance du Québec depuis une quinzaine d’années.

Caroline Desbiens

  • Beauport–Côte-de-Beaupré–Île d’Orléans–Charlevoix
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Caroline Desbiens est la seule des quatre candidats bloquistes ayant mis sur les réseaux sociaux des publications islamophobes qui a été élue. Celle qui gère l’Hôtel du Capitaine de l’Îsle-aux-Coudres est aussi auteure-compositrice-interprète.

Julie Vignola

  • Beauport-Limoilou
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Présentement professeure d’anglais, Julie Vignola a aussi enseigné l’histoire et la géographie en plus d’être directrice adjointe dans des écoles secondaires. Elle compte plusieurs années d’engagement bénévole sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent, en Montérégie ou au Centre-du-Québec.

Mario Simard

  • Jonquière
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Le politicologue Mario Simard est chargé de cours depuis 2005 au Département de sciences humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il a aussi été l’attaché politique de l’ex-député néo-démocrate du défunt comté Jonquière-Alma Claude Patry, entre 2011 et 2015.

Alexis Brunelle-Duceppe

  • Lac-Saint-Jean
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Fils de l’ancien chef du Bloc Gilles Duceppe, Alexis Brunelle-Duceppe élève sa famille à Alma. Il s’est fait connaître, entre autres, après avoir critiqué le rythme de travail effréné sur les plateaux de la maison de production Aetios de Fabienne Larouche, où il travaillait comme perchiste. Il est maintenant dans l’industrie forestière.

Claude DeBellefeuille

  • Salaberry-Suroît
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Claude DeBellefeuille sera de retour à Ottawa. Emportée par la vague orange de 2011 après deux mandats, l’ancienne whip en chef du Bloc a su reconquérir les électeurs. Elle a aussi été directrice de cabinet aux Affaires municipales à Québec sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois.

Alain Therrien

  • La Prairie
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L’ex du Parti québécois a réussi son retour en politique. L’an dernier, l’économiste de formation avait été battu aux élections provinciales par l’actuelle ministre de la Santé, Danielle McCann.

Christine Normandin

  • Saint-Jean
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L’avocate montréalaise fera son entrée en politique, pour défendre la circonscription dont elle est originaire. Militante souverainiste de longue date, la femme de 35 ans a réussi son premier saut en politique.

Denis Trudel

  • Longueuil–Saint-Hubert
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Nouveau rôle pour le comédien Denis Trudel, qui enfilera des habits de député. À sa deuxième tentative, il a finalement remporté son pari. Il a été l’un des fondateurs du groupe humoristique indépendantiste Les Zapartistes. Il a aussi joué dans les films C.R.A.Z.Y. et Camping sauvage, et la série Victor Lessard.

Stéphane Bergeron

  • Montarville
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Il s’agit d’un retour sur la scène fédérale pour ce député bloquiste, ayant longtemps représenté Verchères-Les Patriotes, de 1993 à 2005. Il s’était ensuite tourné vers la politique provinciale, où il a notamment été ministre au sein du gouvernement de Pauline Marois, mais il s’était fait montrer la porte l’an dernier par les électeurs.

Andréanne Larouche

  • Shefford
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Après avoir échoué l’an dernier avec le Parti québécois, la militante souverainiste de longue date fera finalement son entrée en politique à Ottawa. Elle a notamment déjà été attachée politique pour d’anciens députés au fédéral et au provincial. Elle a aussi œuvré dans le milieu communautaire.

Simon-Pierre Savard-Tremblay

  • Saint-Hyacinthe-Bagot
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Une victoire bloquiste pour un militant de longue date du parti. Cet ex-blogueur du Journal a aussi publié des essais sur la souveraineté et contre la mondialisation. Il était également chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Martin Champoux

  • Drummond
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Le nouveau député s’est surtout fait connaître pour sa participation à l’émission Qu’est-ce qui mijote à TVA. Il a aussi été animateur et chroniqueur à diverses stations de radio et directeur des communications, du marketing et du développement du Village québécois d’antan de Drummondville.

Maxime Blanchette-Joncas

  • Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques
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Le directeur général adjoint de la municipalité de L’Isle-Verte a permis à son parti de reprendre un château fort. Il est né à Rimouski, où il a aussi poursuivi ses études universitaires en administration des affaires.

Kristina Michaud

  • Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia
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Âgée de 26 ans, la femme d’Amqui était conseillère politique au cabinet du chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. Elle était la seule à avoir brigué l’investiture dans la circonscription pour le Bloc, et, clairement, le jeu en valait la chandelle.