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Cabrera ne reviendra pas

Le club montréalais est à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef

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Photo d'archives, Agence QMI Wilmer Cabrera a fait ses adieux au public montréalais présent au stade Saputo après le dernier match de la saison, le 6 octobre.

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L’Impact a annoncé jeudi que Wilmer Cabrera ne sera pas de retour comme entraîneur-chef de l’équipe, la saison prochaine.

Personne n’est tombé en bas de sa chaise en apprenant la nouvelle puisque Cabrera a été embauché en désespoir de cause après le congédiement de Rémi Garde, en août dernier.

Lors de la présentation du Colombien d’origine, le président du club, Kevin Gilmore, avait hésité à affirmer qu’il s’agissait d’une situation permanente, indiquant que « nous sommes tous par intérim ».

Lors du bilan de fin de saison, que Cabrera a été contraint de faire seul même s’il avait dirigé moins de 20 % des matchs de l’équipe en incluant le Championnat canadien, l’entraîneur parlait comme quelqu’un qui ne serait pas de retour. On le soupçonnait même de s’être présenté au Centre Nutrilait avec ses bagages dans le coffre de sa voiture.

Championnat canadien

Cabrera est arrivé à la barre d’un navire à la dérive le 21 août et a obtenu une fiche de 2-4-1 en MLS en plus de remporter une victoire et de subir un échec en finale du Championnat canadien, que son équipe a remporté à la séance de tirs au but contre le Toronto FC.

C’est au moins ce que Cabrera aura légué à l’Impact, qui pourra participer à la phase finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, l’hiver prochain.

« J’aimerais remercier l’Impact de Montréal pour les deux mois passés dans cette magnifique ville à travailler avec le club, a déclaré Cabrera dans un communiqué. Notre entente s’est terminée, entente qui, dès le début, était prévue que pour seulement deux mois. »

Ça, c’est une donnée qu’on ne connaissait pas et qui explique pourquoi il parlait comme un homme sur son départ lors du bilan de fin de saison.

« Je suis très fier d’avoir remporté le Championnat canadien, un titre très attendu par les supporters et le club depuis 2014 », a ajouté Cabrera dans son communiqué.

En fin de communiqué, on peut lire que la recherche d’un nouvel entraîneur-chef est déjà en cours.

L’Impact disputera sa neuvième saison en MLS en 2020 et en sera déjà à un septième entraîneur.

Avant Cabrera, il y a eu Jesse Marsch, Marco Schällibaum, Frank Klopas, Mauro Biello et Rémi Garde.

Cimetière d’entraîneurs

C’est le nouveau directeur sportif, Olivier Renard, qui aura la responsabilité de trouver l’homme de la situation.

Le nouvel entraîneur de l’équipe aura toute une tâche sur les bras puisqu’il devra aider Renard à faire un bon ménage au sein de l’effectif pour l’aider à reconstruire l’équipe en vue de la saison 2020 et de la Ligue des champions.

Au risque de paraître cynique, la recherche pourrait être compliquée par le fait que Montréal est en train de devenir un cimetière d’entraîneurs puisqu’un seul d’entre eux a participé à plus de deux saisons.

Mauro Biello a en effet terminé la saison 2015 et a été en fonction pour l’ensemble des saisons 2016 et 2017.

Ce qui soulève la curiosité, c’est de savoir si Olivier Renard ira piger en Europe pour pourvoir le poste ou s’il recherchera plutôt un candidat nord-américain qui possède une bonne connaissance de la MLS.

Il n’y a pas des masses de candidats intéressants en ce moment du côté nord-américain.

Plus Gros bassin en europe

Il y a bien Mike Petke, mais sachant qu’il a été remercié par le Real Salt Lake, contre qui il a depuis déposé une poursuite réclamant près de 700 000 $ pour rupture de contrat, il y a de fortes chances qu’il soit radioactif dans la MLS.

De plus, Petke a été congédié après avoir été suspendu par la ligue à la suite d’un accès de colère sur le terrain. On se doute bien que ça ne fonctionnerait pas à Montréal.

Si Renard opte pour l’Europe, le bassin s’élargit drôlement, mais on peut présumer qu’il regarde du côté de la France ou de la Belgique s’il tient à embaucher un francophone.

Cette variable n’est pas insignifiante puisque trois des six premiers entraîneurs de l’équipe s’exprimaient en français et que Jesse Marsch commençait à accorder des entrevues en français à la fin de son séjour à Montréal, en 2012.

Les prochaines semaines seront donc bien intéressantes avec la recherche d’un nouvel entraîneur, le repêchage d’expansion et le ménage qu’Olivier Renard fera au sein de l’effectif.