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L'entrepreneuriat, un choix prisé par les jeunes?

L'entrepreneuriat, un choix prisé par les jeunes?

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Justine Aubry – 37e Avenue

 

Un nouveau sondage révèle que de nombreux travailleurs de moins de 35 ans voient dans l’entrepreneuriat un choix de carrière enviable et particulièrement lié à leurs valeurs professionnelles. Faits saillants et commentaires d’un conseiller d’orientation.

Le sondage réalisé par la firme Léger auprès d’un échantillon de 2 000 répondants de 18 à 34 ans indique que 53 % des jeunes Québécois ont une faible connaissance de l’économie sociale, mais que les entreprises collectives appartenant à cette économie rejoignent particulièrement leurs valeurs professionnelles. Désireux de créer un futur qui s’accorde à leurs convictions, ces répondants sont 73 % à considérer que l’entrepreneuriat représente un très bon choix de carrière.

Selon Érick Beaulieu, conseiller d’orientation, les données recueillies ne démontreraient cependant pas nécessairement une croissance de l’intérêt pour cette voie professionnelle. « Je dirais qu’environ un cinquième de mes clients envisagent de se lancer en affaires. Mais de là à parler d’une tendance, je n’ai pas constaté cela. On envisage plutôt l’entrepreneuriat parce que l’idée d’être son propre patron, d’avoir une autonomie décisionnelle accrue, idéalisée, donne l’impression que cette option nous libérera de l’autorité. [Mais en réalité,] on doit surtout être en amour avec un produit ou un service qu’on a le désir de partager », croit le conseiller.

L’accompagnement pour faire le bon choix

Parmi les répondants, les jeunes qui pensent détenir une bonne connaissance de l’économie sociale (46 %) envisagent plus sérieusement de se lancer en affaires, alors que ceux détenant une plus faible compréhension des réalités de l’entrepreneuriat (26 %) seraient moins enclins à songer à ce choix de carrière. Pour rendre plus concrète l’idée de devenir entrepreneur, les jeunes devraient-ils être mieux outillés afin de pouvoir bâtir des entreprises à la hauteur de leurs ambitions ?

C’est ce que croit le Chantier de l’économie sociale, qui a créé le programme Sismic, un outil proposant des ateliers de formation et la mise à disposition de spécialistes afin de soutenir les futurs entrepreneurs dans le démarrage de leur projet. Un accompagnement peut aussi être envisagé à la suite d’une consultation avec un conseiller d’orientation, qui procédera à un bilan identitaire et professionnel. « En fin de démarche, différentes ressources pour se lancer en affaires seront suggérées à une personne pour qui cette voie s’est révélée porteuse afin d’actualiser son potentiel », ajoute Érick Beaulieu.

Bonheur et respect des valeurs

Dans l’ensemble, la grande majorité (85 %) des jeunes participants au sondage souhaitent réaliser un travail qui leur apporte de la satisfaction et qui respecte l’équité, l’écologie, mais aussi leurs propres ambitions.

« Que ce soit pour l’entrepreneuriat ou pour ceux qui resteront salariés, le besoin de contribuer à une mission qui rejoint leurs valeurs profondes est au cœur d’un choix de plus en plus nécessaire chez mes clients. Ils doivent défricher leurs intérêts pour en dégager un qui sera suffisamment motivant, afin d’assumer l’aventure aussi exigeante que potentiellement gratifiante qui attend les entrepreneurs », explique Érick Beaulieu.