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Les marchés RONA locaux dénoncent la sortie de Legault

Les marchés RONA locaux dénoncent la sortie de Legault
Photo d'archives, Chantal Poirier

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SHERBROOKE | Le commentaire de François Legault qui encourageait mercredi à acheter dans les quincailleries québécoises indispose des franchisés de la bannière RONA. Un franchisé de l’Estrie rappelle que ce sont des propriétaires locaux qui donnent de l'emploi dans les régions.

À la suite de l’annonce de la mise à pied de 60 employés au siège social de RONA, qui a été achetée en 2016 par l’Américaine Lowe’s, le premier ministre caquiste y est allé de cette déclaration, mercredi: «Moi, j’essaie d’acheter québécois, dans les magasins québécois.»

À Saint-Denis-de-Brompton, là où la famille Anctil, franchisée RONA, opère une quincaillerie depuis 84 ans, la déception était vive concernant la sortie de François Legault. «Ça (la déclaration du premier ministre) m’a déçu. C’est comme s’il ne fait pas la différence entre la bannière et nous, les propriétaires. RONA, c’est un fournisseur qui n’a aucun contrôle sur la gestion du magasin ici», a indiqué le président du Groupe Anctil, Jocelyn Anctil.

Avec ses deux autres succursales en Estrie, dont celle de Magog, le Groupe Anctil emploie 400 personnes. «Moi, je vais continuer de venir acheter ici même si c’est un RONA parce que les propriétaires sont des gens d’ici et les employés sont bons», a commenté un client à la caméra de TVA Nouvelles.

D’un autre côté, à la Quincaillerie Victoria, un commerce indépendant de Sherbrooke, le propriétaire Gilles Chouinard se réjouit de l’intervention de M. Legault.

«Ça peut avoir un impact positif, oui! Parce que si des gens choisissent de ne plus aller chez RONA, en cherchant ailleurs ils peuvent nous découvrir.»