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Mises en chantier et marché de la revente: le Grand Montréal a le vent dans les voiles jusqu'en 2021

Mises en chantier et marché de la revente: le Grand Montréal a le vent dans les voiles jusqu'en 2021
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MONTRÉAL – Le marché immobilier montréalais va poursuivre sur son élan au cours des deux prochaines années, tant au chapitre de la revente que des mises en chantier, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

«Après avoir été très vigoureuse en 2019, les transactions Centris et les mises en chantier demeureront élevées l’an prochain, bien que leur potentiel de croissance devrait être un peu plus limité que par le passé», a mis en perspective l’économiste Francis Cortellino au sujet du Grand Montréal dans le bulletin «Perspectives du marché de l’habitation» publié par la SCHL.

Selon les données dévoilées jeudi, les mises en chantier demeureront «élevées» d’ici 2021 dans la région métropolitaine, notamment au chapitre des copropriétés et des logements locatifs. L’an prochain, par exemple, les prévisions sont estimées entre 24 000 et 28 000 mises en chantier, la grande majorité étant pour des logements locatifs.

La rareté des appartements fera en sorte que la construction restera «à des niveaux soutenus» au cours des deux prochaines années. En revanche, la construction de résidences pour personnes âgées devrait ralentir.

La croissance des prix et du nombre de transactions sur le marché de la revente vont pour leur part se maintenir à des niveaux «soutenus» en 2020 et 2021. L’an prochain, on estime qu’entre 47 000 et 53 000 transactions devraient être conclues sur le marché de la revente dans le Grand Montréal.

«Néanmoins, le potentiel de croissance au cours de l’horizon prévisionnel devrait être plus limité que par le passé, écrit la SCHL. En effet, la plus faible croissance de l’emploi prévue au cours des deux prochaines années viendra quelque peu tempérer l’activité sur le marché de la revente, tout comme la légère progression que devraient connaître les taux hypothécaires.»

En ce qui a trait au prix moyen sur le système Centris – utilisé par les courtiers immobiliers québécois –, il devrait être entre 424 000 $ et 442 500 $ en 2020.

Avantage aux vendeurs

Les vendeurs garderont le gros bout du bâton en raison de la forte demande de propriétés dans un contexte d'une offre limitée. «Par conséquent, la progression du prix moyen sur l’horizon prévisionnel devrait continuer d’osciller autour de celle des deux dernières années (environ 5 ou 6 %), ce qui est plus élevé que la moyenne annuelle de 2013 à 2017 (environ 3 %)», a précisé la SCHL.

Au niveau locatif, le taux d’inoccupation va continuer de peser lourd dans la balance, avec un niveau sous les 2 %.

Et à Québec

Dans la Vieille Capitale, la SCHL croit que la vigueur de l’emploi et le vieillissement de la population vont continuer de stimuler la demande d’habitations.

«La croissance de l’emploi à temps plein et la progression des revenus dans la région de Québec devraient continuer de soutenir les ventes résidentielles l’an prochain. Par ailleurs, malgré une baisse de régime, les mises en chantier de logements locatifs vont demeurer le moteur de la construction résidentielle», a indiqué Nicolas Bernatchez, analyse principal, économie, à la SCHL.

Ainsi, à Québec, le nombre de mises en chantier devrait varier en 2020 entre 4450 et 5600, dont 3800 à 4800 pour la catégorie des logements locatifs. Les ventes sur Centris devraient se chiffrer entre 7450 et 7800, avec un prix moyen s’établissant entre 277 000 et 286 000 $.