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Beaudoin sort le marteau

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Il y a des victoires par décision unanime plus convaincantes que d’autres, comme celle qu’a décrochée Leïla Beaudoin à ses débuts professionnels, en sortant le marteau pour tabasser sa rivale durant quatre rounds de sévices, au Complexe Capitale Hélicoptère.

Beaudoin, de Témiscouata et résidente de Lévis depuis trois ans, avait assuré cette semaine qu’elle prouverait «que les filles, ça peut cogner». Promesse tenue, comme en fait foi le nez ensanglanté, dès le premier round, de sa martyre tchèque Tereza Dvorakova, en début du gala présenté par Eye of the Tiger Management.

L’autre promesse tenue pour Leïla, c’est d’avoir salué avec honneur la mémoire de son regretté ex-conjoint Jimmy Ross, qui s’est enlevé la vie l’an passé.

«Il était avec moi, c’est un gars que j’ai toujours aimé, avec qui j’ai vécu la plus belle relation de ma vie», a lancé la battante avec émotion.

Ce combat contre Dvorakova a été organisé au dernier moment après le désistement d’une rivale mexicaine. La Tchèque possède une longue feuille de route en kickboxing.

«Elle s’amenait avec un gros bagage et elle est venue pour se battre. Je suis vraiment contente de moi. Cette victoire me donne plus de crédibilité», s’est réjouie Beaudoin.

Malgré le bruit de son fan club, le nez dégoulinant de son adversaire et l’excitation d’un premier combat professionnel, la cogneuse a gardé son calme sans jamais dévier de son plan. Voilà qu’une carrière amateur remplie de promesses qui s’est soldée par un titre canadien semble se transposer idéalement dans les rangs professionnels.

«Je pense que je dérange les autres avec ma force de frappe. Si j’avais forcé mes coups, je me serais brûlée. Ce n’est pas un K.-O., mais je ne suis pas déçue. L’important, c’est que j’ai montré à tout le monde que je frappe fort», a analysé Beaudoin.

Poulin de justesse

De son côté, Hubert Poulin, pugiliste de Saint-Georges qui a fait carrière dans le hockey senior, a pour la première fois fait parler ses poings dans l’arène chez les mi-lourds. Il s’en est tiré avec la victoire face au Mexicain Francisco Lagunes (1-4), par décision majoritaire, deux juges ayant remis des cartes de pointage à 39-37 et l’autre à 38-38.

«On a été chercher de l’expérience. Ça ne s’est pas passé exactement comme on voulait, mais le principal, c’est que j’avais promis à mes petites filles que je reviendrais à la maison avec la victoire et c’est fait», a commenté Poulin, le sourire édenté, en pensant à «ses amours» Bella et Jolianne, 2 ans et 4 ans.

«J’espère avoir laissé une bonne première impression. Je suis prêt à recommencer n’importe quand, mais la prochaine fois je vais essayer de moins bloquer les coups avec ma face!», a-t-il badiné.

Thibault, spectateur

Un autre boxeur de Québec qui devait meubler la sous-carte, mais qui a dû se contenter d’un rôle de spectateur en raison d’une blessure au dos, Vincent Thibault (9-0, 3 K.-O.) , a déjà hâte d’en découdre.

«J’ai boxé sept fois à ma première année et ce qui m’arrive depuis, c’est du mauvais timing. Je ne pense pas que c’est grave et je ne suis pas inquiet», a mentionné celui qui n’a pas boxé depuis le 15 juin.