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Choinière a fait sa place

Malgré l’adversité, le jeune de 22 ans s’est retroussé les manches afin de réussir

Pratique de l' Impact
Photo Ben Pelosse David Choinière n’aura été que de passage avec l’Impact, lui qui évolue désormais avec le Forge FC dans la Première Ligue canadienne.

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David Choinière et le Forge FC de Hamilton vont disputer la toute première finale de la Première Ligue canadienne de soccer face au Cavalry de Calgary, dont la première manche aura lieu samedi après-midi au stade Tim Hortons Field.

Le match retour aura lieu en Alberta samedi prochain et on sait que jouer à Spruce Meadows n’est pas une partie de plaisir comme l’a révélé la confrontation de l’Impact contre le Cavalry en demi-finale du Championnat canadien.

« Je m’attends à avoir plus la possession lors du premier match, on va essayer de dominer et sortir avec un résultat positif », a résumé le milieu de terrain de 22 ans lors d’une conversation téléphonique cette semaine.

« Ça sera un match intense parce que chaque fois qu’on joue contre eux, c’est toujours serré. On sait que le prochain match à Calgary sera plus compliqué avec le terrain et le froid. »

Montagnes russes

Les choses vont maintenant bien pour Choinière, mais on peut dire que 2019 a été une année en montagnes russes pour le jeune homme originaire de la Montérégie.

Il a d’abord participé au camp d’entraînement de l’Impact pour ensuite être libéré, se retrouvant sans club. Il a rapidement trouvé preneur à Hamilton, mais tout n’a pas été rose dans la ville industrielle au bord du lac Ontario.

« J’ai eu des hauts et des bas, convient-il. Au début, je ne jouais pas beaucoup. Puis, j’ai enchaîné des matchs et j’ai eu de bonnes performances. »

« En fin de saison, je suis devenu un joueur important pour l’équipe et j’espère finir sur une base positive. »

Progression

On peut donc dire que Choinière a connu une belle progression au sein d’une équipe qui a flirté avec la tête du classement toute la saison.

Choinière a finalement participé à 16 des 28 matchs de l’équipe en saison régulière, amassant un but et deux passes en 962 minutes.

Il a également contribué à deux passes en deux rencontres de Championnat canadien et deux buts en trois présences en Ligue CONCACAF.

« En venant ici, je voulais retrouver le terrain après ne pas avoir joué beaucoup avec l’Impact. »

Plaisir

S’il y a un élément non négligeable, c’est qu’en jouant plus souvent, il a retrouvé ce qu’il y a de plus important, le plaisir.

« J’ai retrouvé le plaisir et ça m’a donné le goût de continuer. Ma carrière vient juste de commencer, j’ai juste 22 ans. »

Il faut dire qu’une importante blessure l’a limité à seulement 12 minutes de jeu avec l’Impact en 2018.

« Je sais que si je continue à travailler, de belles choses vont arriver, insiste-t-il. J’y vais une année à la fois, revenir en MLS demeure mon but. »

C’est pourquoi il ne veut pas s’avancer sur son avenir pour la saison 2020 même si son contrat d’une saison est doté d’une année d’option.

« Je me concentre sur la fin de la saison et on verra pour l’an prochain avec mon agent. »

Sans Matthieu

David Choinière a déjà pas mal de vécu pour un jeune homme de 22 ans, lui qui a été sous contrat avec l’Impact de 2016 à 2018. Il a notamment eu la chance de côtoyer de grands professionnels comme Didier Drogba et Nacho Piatti.

Il n’aura toutefois pas eu la chance de jouer en compagnie de son frère, Matthieu, qui a signé un premier contrat professionnel au milieu de 2018.

« C’était un rêve de jouer avec lui à l’Impact, ça aurait été beau pour la famille qu’on joue ensemble. Mais ça n’a pas été difficile de partir, on a nos carrières », a-t-il assuré.

D’ailleurs, si Matthieu a remporté le Championnat canadien il y a quelques semaines, David pourrait soulever une coupe lui aussi dans une semaine.

« Il n’y a rien de plus beau que de soulever un trophée. C’est vraiment bien de pouvoir jouer pour quelque chose dès la première saison. »

Un calibre de jeu qui surprend

C’est une première saison pour la Première ligue canadienne de soccer (PLC), et on peut dire que c’est mission accomplie puisque les nombreux sceptiques ont été confondus.

Les assistances ne sont pas énormes, mais le niveau de jeu est très bon, comme a pu le constater David Choinière. Il est en bonne position pour comparer, puisqu’il a évolué dans la MLS avec l’Impact et en USL avec le FC Montréal.

« Ça se compare plus à l’USL, je compare notre équipe [à une] d’un bon niveau USL, on ferait les séries. Ce n’est peut-être pas le cas de toutes les équipes de la PLC », explique le jeune homme.

Rappelons, pour la petite histoire, que le Cavalry s’est faufilé jusqu’en demi-finale du Championnat canadien, où il a vendu chèrement sa peau face à l’Impact après avoir surpris tout le monde en éliminant les Whitecaps de Vancouver en quart de finale.

Surprise

« Je crois que les gens sont surpris du niveau de jeu, surtout pour une première année », a soutenu Choinière. On n’a qu’à regarder notre parcours en CONCACAF et celui de Calgary en Championnat canadien.

« Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi fort, honnêtement, et ça va continuer de progresser. »

Le Forge FC de Hamilton participait pour la première fois à la Ligue CONCACAF. Le Forge a défait l’une des meilleures formations guatémaltèques, Antigua GFC, par la marque combinée de 2 à 1 en ronde préliminaire, l’emportant 2 à 1 à domicile et soutirant un verdict nul de 0 à 0. Il s’est ensuite incliné 4 à 2 face au club hondurien Olimpia, malgré une victoire de 1 à 0 lors du match aller.

Drôle de formule

Pour en revenir à la PLC, on peut dire que le format est un peu étranger. On a décidé d’employer la formule du championnat de printemps et d’automne, comme on le voit dans de nombreuses ligues latino-américaines.

On retenait le gagnant de chaque portion de calendrier pour déterminer les deux participants à la finale. Comme le Cavalry et le Forge ont terminé premiers et deuxièmes dans chacune des deux portions de calendrier, ils s’affrontent en finale.

L’idée est bonne, sauf que la portion printemps ne comptait que 10 matchs, et celle d’automne en comportait 18. C’était donc un brin inégal.