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Lexson Mathieu maître chez lui

Le boxeur de Québec domine et triomphe au quatrième round

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Pour son premier combat chez lui, à Québec, au Complexe Capitale Hélicoptère, Lexson Mathieu n’a pas été aussi expéditif qu’à son habitude. Cela ne l’a pas empêché de s’offrir une boucherie en terrassant son adversaire Giovanni Carpentieri en l’envoyant deux fois au tapis lors du quatrième round.

Eye of The Tiger Management présentait une première carte dans cette salle intime qui a accueilli quelque 1500 amateurs pour l’occasion. C’est à Artem Oganesyan que revenait l’honneur de boxer en finale de la soirée, mais le héros incontesté du public s’est avéré Mathieu (7-0, 6 K.-O.), l’enfant chéri de la place.

L’italien qui était devant lui dans ce duel chez les super-moyens n’a jamais eu la moindre chance contre Mathieu, qui avait gagné quatre de ses six combats par K.-O. dès le premier round. Cette fois, il a fait durer le plaisir de la matraque, sans être le moindrement inquiété.

«Même si tu es super fort, il faut que tu gagnes tes combats de différentes façons parfois. Ce qui fait ma force, c’est mon intelligence de combat et ma vitesse d’adaptation», a ajouté Mathieu, tandis que son entraîneur louangeait son combat sans faille.

«Ce que j’ai aimé de Lex, c’est les ajustements qu’il a apportés. Son adversaire, il fallait le traverser en changeant de rythme et Lex a livré un combat extrêmement intelligent. Je suis très heureux de ce que j’ai vu.»

Même si son adversaire semblait indiquer que les coups portés ne faisaient pas mal au premier assaut, les coups répétés de Mathieu lui ont vite coupé l’envie de jouer les fanfarons par la suite.

Le prodige de 20 ans a bougé à sa guise, flottant sur le ring et distribuant les combinaisns jusqu’à ce que l’entraîneur de Carpentieri juge que le massacre avait assez duré.

«Je suis très satisfait de ce combat. J’ai utilisé beaucoup mon jab. C’est un gars que je respecte beaucoup parce qu’il n’a jamais démontré la moindre peur. Il a tenté de m’épuiser en me montrant qu’il n’avait pas mal, mais j’ai trop d’expérience pour tomber là-dedans», a réagi Mathieu.

Drolet solide

Au cinquième combat de la soirée, Clovis Drolet a mis un peu de temps à mettre la machine en marche, mais une fois bien lancé, il n’a laissé aucune chance à son rival jamaïcain Richard Holmes, qui a dû trouver son escapade à Québec bien froide.

Drolet l’a emporté par K.O. technique au neuvième round, l’arbitre jugeant que Holmes avait assez vu d’étoiles pour la soirée. Le vaincu a manifesté son mécontentement, mais à ce moment du choc, il ne servait plus que de sac de sable aux mains de béton qui l’assaillaient.

«Des combats comme ceux d’Arturo Gatti, on n’en verra plus beaucoup dans la boxe. C’est la sécurité des boxeurs qui prime maintenant. Il bougeait encore, mais il ne dansait plus. Et moi, je ne faisais que commencer à vraiment placer mes coups», a réagi Drolet, qui a enregistré sa 11e victoire, sa septième par K.-O.

Lors des deux premiers assauts, sans être réellement ébranlé, Drolet a semblé quelque peu décontenancé par le style vif de son rival. «Je me suis fait frapper trois fois de trop. Ça a été un mauvais premier round», a admis le boxeur.

C’est au sixième engagement que Drolet a commencé à réellement s’imposer plus sauvagement. Au huitième, il a sans cesse acculé Holmes dans les câbles et son temps était compté. Le travail a été terminé après 2 min 16 s au neuvième engagement.

«Plus ça allait, plus je changeais son jeu. Je mettais de la pression de plus en plus. Je me sentais de mieux en mieux plus les rounds avançaient. C’était un bon combat pour moi.» a dit celui qui livrait un premier duel prévu pour 10 rounds.

Oganesyan sans équivoque

En finale, le Russe Artem Oganesyan a démontré encore une fois l’étendue de son immense potentiel en servant une correction à l’Argentin Jose Carlos Paz. Après abandon de Paz à 1 min 55 s au deuxième round, Oganesyan a empoché une 11e victoire (9 K.-O.) et demeure ainsi invaincu.

Dans les autres combats de la sous-carte, l’Albertain Steve Claggett (28-6-2, 18 K.-O.), qui en était à son premier combat avec Eye of the Tiger après avoir affronté quelques protégés de Camille Estephan au préalable, l’a emporté par K.-O. technique au huitième et dernier round face à l’Argentin Nazareno Gaston Ruiz. Le Russe Andrei Efremenko a quant à lui enregistré sa deuxième victoire en autant de sorties, par décision unanime contre l’Argentin Abel Nicolas Adriel.