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Le Bloc aux Communes: que faire ?

Le Bloc aux Communes: que faire ?

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Au Québec et au Canada, «History is again on the move» pour reprendre l’expression de l’historien britannique Arnold Toynbee. Le Bloc va plus que tripler sa présence au Parlement. Il retrouve son statut de parti officiel à la Chambre des communes. Il a remporté 32 sièges sur 78 au Québec ce qui le place derrière les libéraux. Au Canada, il devance le NPD, qui n’a remporté que 24 sièges. Il ne détient malheureusement pas la balance du pouvoir. Cette fois. 

La résurgence du Bloc a largement contribué à priver Trudeau d’un gouvernement majoritaire. Les libéraux comptaient augmenter leur nombre de sièges au Québec, ils en ont perdu quelques-uns. Parallèlement, le Bloc a étouffé les espoirs des conservateurs d’y faire des gains et ceux du NPD d’éviter le naufrage. Bene merenti de Patria ! 

Lors des prochaines élections anticipées, il faut tout faire pour battre Justin «multicultiomnipluri» Trudeau et faire du Bloc le premier parti au Québec par le nombre de députés et le pourcentage. Le Bloc a de 18 à 24 mois pour passer au-delà de 40 sièges. 

«Nous revenons de loin, mais nous irons encore plus loin», a déclaré Yves-François Blanchet dans son discours de victoire. Il y a effectivement beaucoup de chemin à parcourir et le temps presse. Il y a péril en la demeure. Les Anglo-ethniques ont conquis l’île de Montréal. Les priorités du Bloc : reprendre des circonscriptions sur l’île de Montréal et chasser les conservateurs de la région de Québec. Les résultats des élections indiquent que c’est en voie de se réaliser à Québec où le Bloc a fait des progrès significatifs. 

Pour reprendre l’est de Montréal aux prochaines élections, il faut une mobilisation générale des francophones derrière le Bloc. C’est possible vu le contexte politique actuel. Et ça l’aiderait aussi dans l’ensemble du Québec à consolider sa prédominance. 

Comment convaincre les électeurs néo-démocrates et conservateurs francophones de se rallier au Bloc ? La renaissance du BQ est due à la remontée du nationalisme québécois éperonné par les manifestations de haine du ROC envers le Québec et sa «différence». Blanchet a fait appel à la fierté québécoise: «Le Québec, c'est nous !» 

Le Bloc n’a pas à susciter des clivages entre le ROC et le Québec, c’est une réalité incontournable, l’élément central de l’histoire du Canada. Le BQ n’a qu’à défendre fermement les intérêts et les valeurs du Québec. L'expansion de l'oléoduc Trans Mountain et la loi sur la laïcité vont être des questions qui ne vont pas contribuer à renforcer l’harmonie entre ce qu’on appelait jadis, avant le multiculturalisme tous azimuts, «les deux peuples fondateurs.» 

Le Bloc ne doit pas hésiter à rendre ostentatoire son opposition à toutes mesures que les libéraux appuyés par les autres partis pourraient vouloir imposer aux Québécois. Oui, bien sûr, je pense à la loi sur la laïcité. 

Yves-François Blanchet a averti que le parti s'opposerait fermement à toute initiative allant à l'encontre des intérêts du Québec, que le Québec ne transigerait point sur ses valeurs, y compris la laïcisation de ses institutions publiques. Ça fait consensus dans la majorité francophone au Québec, mais la loi 21 soulève des haut-le-cœur dans le ROC. La Ville de Calgary a adopté une motion formellement opposée à la loi. 

C’est en étant le seul à défendre la position du Québec que le BQ va rallier les électeurs conservateurs et néo-démocrates québécois. 

La deuxième priorité du Bloc, tout aussi importante, est d’œuvrer à réunir dans un front patriotique, les trois partis nationaux CAQ, PQ et BQ contre le principal ennemi du peuple québécois, le PLC/Q Trudeauiste. Mais ce sera là le sujet d’un autre blogue.