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Dans le bain politique

POlitique federal Richard Martel elu
Photo Agence QMI, Roger Gagnon Richard Martel savourant sa victoire lundi soir dernier dans le comté Chicoutimi-Le Fjord.

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À la lecture des résultats de la soirée électorale de lundi dernier, on observe une recrudescence d’athlètes de pointe au nombre des candidats.

À la réflexion, ça a du sens. Ce n’est plus aussi noble, servir en politique. Les grands orateurs préfèrent une tribune médiatique au rythme débile d’un ministère. Économiquement, le salaire au privé n’a rien à voir avec la modeste pitance du taux horaire en politique. Ainsi, face au tarissement de la source de talents naturels, tels Lévesque ou Trudeau père, les penseurs des partis ont trouvé un nouveau geyser.

Habitué aux longues journées

Un athlète de pointe est habitué aux journées interminables. Il est drogué aux performances et aux résultats, une dopamine qu’il peut retrouver dans le sport extrême qu’est la politique. Il sait que pour remporter une médaille d’or, il doit mettre sa vie personnelle sur pause, comme en politique. Il a l’ADN du champion, il est programmé pour gagner, un besoin essentiel en politique.

Ajoutons au profil la cruciale notoriété. S’il est bien conseillé, un athlète saura utiliser son niveau de reconnaissance afin de négocier une circonscription sûre, voire un ministère.

Puis, lancé sur le terrain en campagne, la magie de l’athlète opère. Lyne Bessette est demeurée en aspiration dans la roue de son adversaire bloquiste dans Brome Missisquoi, avant de la devancer au fil d’arrivée.

Richard Martel a réservé ses meilleurs discours pour la finale de la campagne et il est parvenu à conserver Chicoutimi-Le Fjord, presque en prolongation.

Adam Van Koverden a pagayé comme lors de ses quatre conquêtes de médailles olympiques et sera porte-drapeau libéral dans Milton, au détriment de la vice-chef conservatrice Lisa Raitt.

Il y a aussi eu des défaites, comme celle de Sylvie Fréchette, et pour laquelle cette fois on ne dénote aucune malversation de la part d’une juge Brésilienne.

Au Québec, Isabelle Charest a instinctivement accepté le défi proposé par François Legault, et en dépit des embuches qu’elle rencontre elle fait face avec aplomb au quotidien endiablé de sa nouvelle vie de ministre. Et tout ça... à visage découvert !

La peur de la retraite

La retraite fait peur à 65 ans. Imaginez à 35. C’est le lot de ces athlètes de pointe qui n’ont souvent rien connu d’autre que leur sport. Ces opportunités de service public me semblent un tonic de choix pour ces jeunes femmes et hommes talentueux et déterminés. Une question toutefois : à quand une ou un ex-athlète proud to be Canadian qui joindra les rangs d’une formation politique souverainiste ?

Coup de cœur

POlitique federal Richard Martel elu
Photo d'archives, Martin Chevalier

À l’avantage numérique du Canadien. C’est mieux que la saison dernière et j’aime la présence de Suzuki et Kotkaniemi avec un homme en plus. Le jeu de puissance est un prolifique espace de création réservé au talent pur. Aussi, j’aime mieux une domination avec un homme en plus qu’un homme en moins. Au fait, Claude Julien sait-il que lorsqu’il rappelle Price au banc il joue offensivement avec un homme en plus ? Cet homme peut-il de nouveau être Suzuki ou Kotkaniemi, svp ?

Coup de gueule

Au pire désavantage numérique de l’histoire du Canadien. Je sais l’échantillonnage est mince. Mais une équipe comme le CH qui compte sur une majorité de joueurs moins talentueux et plus travaillants devrait se faire un honneur de flirter avec le sommet de la ligue à court d’un homme. Boîte disloquée, joueurs statiques, bâtons immobiles, lignes de passes tout offertes... Je rappellerais Poehling et Belzile avec mission spécifique pour cette phase de jeu. Pour le fun...

Un p’tit 2 sur...

Un sommet de ventes pour Scotty une vie de hockey d’exception. Ken Dryden pose son regard sur celui qui était derrière le banc de l’équipe avec laquelle il a remporté six Coupes Stanley. Robert Charlebois assure la préface. Trois étoiles légendaires réunies, imaginez. Ken Dryden a publié Le Match, un ouvrage sportif fascinant qu’il a écrit avec le recul du gardien de but et, paradoxalement, un instinct de conteur aiguisé. Il revient cette fois sur son coach. Un must.