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Détroit: l’incroyable musée de Henry Ford!

La Lincoln dans laquelle JFK fut assassiné est au Musée Ford ce que la Joconde est au Louvre !
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx La Lincoln dans laquelle JFK fut assassiné est au Musée Ford ce que la Joconde est au Louvre !

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Il y a deux grands musées américains consacrés à la vie courante des États-Unis : le Musée Smithsonian à Washington et le Musée Henry Ford à Détroit.

Ces institutions achètent tout, tout, tout ce qui parle de l’histoire, pas seulement celle avec un grand H, mais celle des gens ordinaires. Disons que c’est un peu comme l’anti-Louvre. Ici, pas d’Art... sinon artisanal et populaire.

Voici l’autobus d’Alabama où Rosa Parks a refusé de céder son siège à un passager blanc. La suite des événements fait partie de l’Histoire.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Voici l’autobus d’Alabama où Rosa Parks a refusé de céder son siège à un passager blanc. La suite des événements fait partie de l’Histoire.

Le Musée Henry Ford se spécialise dans l’évolution technologique et économique du 20e siècle : machinerie agricole, avion, diligences, trains, automobiles bien sûr, etc.

Même si Détroit, bastion de Ford, aime notoirement à détester tout autre fabricant d’automobiles, surtout étranger, les autres marques sont également à l’honneur dans la collection muséale.

Cet authentique garage a été déménagé et remonté dans le musée.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
Cet authentique garage a été déménagé et remonté dans le musée.

Sans surprise, le clou de l’exposition, c’est la décapotable dans laquelle John F. Kennedy s’est fait tirer à Dallas, en 1963. Il y a aussi les voitures officielles de Harry Truman et de Ronald Reagan (qui s’est également fait tirer, mais a survécu).

C’est sur ce fauteuil qu’Abraham Lincoln se fit assassiner en 1865.
Photo collaboration spéciale, Gilles Proulx
C’est sur ce fauteuil qu’Abraham Lincoln se fit assassiner en 1865.

Henry Ford a connu un drôle de destin. Il a inventé l’automobile abordable et accessible au grand public qui a complètement détruit le mode de vie traditionnel. Or, lui-même adulait la vie d’antan. Il en faisait une obsession. Il s’est fait construire une reproduction de son village natal pour y vivre dans ses vieux jours, caprice de vieux riche nostalgique. « Henry Ford payait très bien ses employés parce qu’il jugeait essentiel que ceux-ci puissent se procurer les voitures qu’ils fabriquaient en usine... ce qui a fait boule de neige en musclant l’économie américaine forte de sa nouvelle classe moyenne ! » me rappelait mon guide, Manuel Theotonio du Groupe Voyages Québec, avec qui j’étais sur place.

Henry Ford est mort, mais son esprit compétitif subsiste... On sent dans le Musée qui porte son nom l’envie d’en découdre avec le rival Smithsonian pour acheter les objets patrimoniaux les plus extraordinaires. Comme quoi la compétition donne du cœur à l’ouvrage !