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«J’ai toujours été fou de Prince» – Guy Bélanger

Le musicien Guy Belanger
Photo Stevens Leblanc Le musicien Guy Belanger

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Déterminé à ne pas laisser son blues faire du surplace, l’harmoniciste Guy Bélanger a décidé d’injecter une touche de funk dans son nouvel album en empruntant une chanson à l’immortel Prince. Prince, blues et harmonica : de prime abord, l’association sonne biscornue, mais l’écoute de la relecture de Sign O’ The Times, sur laquelle Bélanger remplace les couches de claviers dépouillées de la star défunte par le son de l’harmonica, prouve le contraire.

«J’ai toujours été fou de Prince, jaloux de Prince. Comme tout le monde», dit Bélanger.

Sur Sign O’ The Times, l’harmoniciste a fait équipe avec le musicien franco-allemand Mathis Haug, qui avait déjà enregistré cette chanson il y a quelques années.

«J’aimais la signature qu’il lui avait donnée. On l’a refaite avec “l’harmo”. On l’a gardée dépouillée, mais en lui donnant un côté plus roots», explique le musicien de Québec.

Baveux

Ce nouvel album, son huitième, s’intitule Eldorado. C’est l’album qui devait voir le jour en 2017, mais le décès de son mentor et grand ami Bob Walsh a changé l’humeur du moment et donné vie au mélancolique Traces and Scars. Deux ans plus tard, ce que Bélanger avait en tête se matérialise finalement. «Musicalement, il est plus baveux. On m’a dit que tout était à la bonne place. Le dénominateur commun, c’est la quête. Essayer de trouver le filon artistique, arriver avec des surprises», dit-il en pointant du doigt les sons de musique indienne qu’il a insérés dans sa proposition.

Parce que plus de quarante ans de blues autorisent à aller voir ailleurs. Guy Bélanger l’a bien compris.

  • L’album Eldorado est en vente maintenant.
  • Guy Bélanger sera en concert le 1er novembre, au Lion d’Or à Montréal, et le 2 novembre, au Théâtre du Petit-Champlain, à Québec. Il se produira aussi le 2 avril, à l’Anglicane, à Lévis.