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L’industrie pour bébés en plein essor

Amélie Cloutier-Bastien, propriétaire de Câlins et popotin, a fondé la Grande Foire de la maternité et des tout-petits, qui déroulait le 26 octobre 2019 à Montréal,  afin de réponde à la croissance de la popularité des produits locaux destinés aux bébés.
Photo Agence QMI, Étienne Paré Amélie Cloutier-Bastien, propriétaire de Câlins et popotin, a fondé la Grande Foire de la maternité et des tout-petits, qui déroulait le 26 octobre 2019 à Montréal, afin de réponde à la croissance de la popularité des produits locaux destinés aux bébés.

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MONTRÉAL – Vêtements d'allaitement, écharpes porte-bébé et surtout couches lavables: les parents québécois ont de plus en plus des goûts sophistiqués pour leurs tout-petits, ce qui profite à plusieurs commerçants locaux. 

«Quand j'ai ouvert ma boutique de couches lavables il y a 13 ans, j'étais vue comme une grano finie qui voulait revenir à l'ère de mes grands-parents. Maintenant, je vois toute une vague de parents qui font ce choix d'emblée», s'est réjouie Amélie Cloutier-Bastien, propriétaire de Câlins et popotin, qui vend aujourd'hui différents articles pour nouveaux-nés. 

Constatant, donc, l’attirance de plus en forte des nouveaux parents pour les produits locaux et écolos, la femme d'affaires a décidé il y a quelques années de réunir les entreprises québécoises de l'industrie le temps d'un salon afin d'épuiser leur stock discontinué. 

Depuis, la Grande Foire de la maternité et des tout-petits n'a cessé de croître. 

Samedi, pour l'occasion, il y a avait même congestion de poussettes à travers les kiosques au Collège de Maisonneuve, un endroit qui n'avait pas été choisi au hasard par l'organisatrice. 

«J'aime qu'on soit à Hochelaga. Ça permet à des parents qui ont des revenus plus modestes de profiter de nos produits», a expliqué Amélie Cloutier-Bastien. 

Pas juste des avantages écolos 

Car si les mamans – mais aussi plusieurs papas – ont eu droit à des rabais généreux lors de la foire de samedi, les produits qui y ont été vendus sont normalement étiquetés à des prix beaucoup plus élevés. 

Aux Confections Lili, un paquet d’une vingtaine de couches lavables coûte 850 $ à prix régulier. 

«Ça reste un investissement. De la naissance à la propreté, on économise entre 2000 et 3000 $ pour un premier enfant par rapport aux couches jetables. Et nos couches sont encore bonnes pour un deuxième enfant», a défendu la propriétaire de la compagnie, Émilie Langlois. 

En tout cas, plusieurs parents semblent se ranger derrière ces arguments; en quatre ans, l'entreprise de Drummondville est passée d'une employée à neuf. 

Forte de sa croissance, Émilie Langlois s'est lancée dernièrement aussi dans les écharpes porte-bébé, la nouvelle mode chez les parents. 

«Les couches lavables, l'allaitement, le portage: ce sont des tendances qui reviennent à cause de l'environnent, mais aussi dans une volonté de proximité avec bébé. Ce sont des mamans qui partagent les mêmes valeurs qui vont aller vers ces produits», a noté la jeune entrepreneure. 

Là pour rester 

Évidemment, les multinationales n’observent pas les bras croisés ce mouvement prendre de l’ampleur, mais ni Émilie Langlois ni Amélie Cloutier-Bastien ne craignent leur compétition. 

«Il y a beaucoup de produits pas chers, des produits chinois, mais ce sont deux marchés qui se complètent bien pour différentes clientèles. On arrive à se démarquer en offrant un service-conseil, ce que ne font pas les grandes entreprises», a indiqué cette dernière.