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Un collège privé qui sort du lot

Le Collège Charles-Lemoyne a fait le choix de ne pas sélectionner ses élèves, si bien qu’il accueille près de 40 % d’élèves en difficulté d’apprentissage, même s’il s’agit d’une école privée. Son programme d’appui pédagogique offre une chance aux élèves de se développer en facilitant la transition du primaire vers le secondaire.
Photo Chantal Poirier Le Collège Charles-Lemoyne a fait le choix de ne pas sélectionner ses élèves, si bien qu’il accueille près de 40 % d’élèves en difficulté d’apprentissage, même s’il s’agit d’une école privée. Son programme d’appui pédagogique offre une chance aux élèves de se développer en facilitant la transition du primaire vers le secondaire.

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LONGUEUIL | Avec quatre jeunes sur dix qui ont des difficultés d’apprentissage, un collège privé de la Montérégie prouve qu’il est possible de demeurer au top sans sélectionner ses élèves et en aidant les jeunes qui ont des défis particuliers.

Le Collège Charles-Lemoyne de Longueuil, qui obtient une cote de 8,4 dans le Palmarès des écoles du Journal, démontre qu’il est possible d’offrir à tous les élèves la chance de réussir, y compris à ceux ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA).

« Le privé fait sa part et le fait de plus en plus. Il y a 18 % d’élèves pour qui il y a des plans d’intervention dans les écoles du réseau privé », rappelle le directeur du Collège, David Bowles, qui est également président de la Fédération des établissements d’enseignement privé.

Transition harmonieuse

Avec son programme d’appui pédagogique, Charles-Lemoyne crée un environnement qui favorise la réussite, notamment pour ses élèves EHDAA. Offert en secondaire 1 et 2, le programme permet une transition plus harmonieuse du primaire au secondaire.

Le Collège Charles-Lemoyne a fait le choix de ne pas sélectionner ses élèves, si bien qu’il accueille près de 40 % d’élèves en difficulté d’apprentissage, même s’il s’agit d’une école privée. Son programme d’appui pédagogique offre une chance aux élèves de se développer en facilitant la transition du primaire vers le secondaire.
Photo Chantal Poirier

« Ils sont en plus petits groupes, ils ne changent pas de classe et ils ont ce qu’on appelle un super-titulaire, qui est une enseignante de français qui a suivi des formations particulières et qui les voit chaque jour pour les suivre de près, notamment au niveau de l’organisation », explique M. Bowles.

Clinique spécialisée

Ces élèves choisissent également un profil particulier (multisports, robotique ou arts) où ils sont mélangés avec les autres élèves, ce qui évite l’exclusion en raison d’un programme d’étude « différent ».

« Ce n’est pas en ajoutant du français ou des maths qu’on les accrocherait. On leur laisse donc le cours qui les motive », indique le directeur, ajoutant que le programme fait ses preuves.

« C’est arrivé qu’un élève qui est passé par le programme d’appui pédagogique gagne la Médaille d’excellence du Lieutenant-gouverneur en secondaire 5. Ça montre les petits miracles que ça fait sur la motivation. »

L’école a aussi sa propre clinique pédagogique. Sous la responsabilité de la directrice adjointe à la pédagogie, Édith Lambert-Bonin, la clinique accueille psychologues, neuropsychologues, ergothérapeutes, sexologues, orthophonistes et psychoéducateurs entre les murs du Collège.

« Ce n’est pas offert par l’école, ce ne sont pas des employés d’ici, mais c’est offert dans l’école. C’est nous qui organisons le service », explique David Bowles.

« Ça favorise l’accès aux services. Quand on est parent d’un jeune avec des difficultés, on consulte plusieurs spécialistes, on court à gauche et à droite dans le réseau. Donc, nous, on coordonne tous ces services pour les jeunes », ajoute Mme Lambert-Bonin, soulignant que la clinique est aussi offerte au grand public.

« On a donc de futurs élèves du collège qui reçoivent des services avant leur entrée, ce qui les familiarise avec notre milieu et facilite leur arrivée », précise la direction du collège qui se retrouve au deuxième rang du nouveau classement du Journal.