/news/currentevents
Navigation

Crêpage de chignon aux petites créances

Une perruque bas de gamme est au cœur du conflit

Coup d'oeil sur cet article

Une Montréalaise qui s’est fait vendre à fort prix une perruque supposément faite de cheveux humains alors que ce n’était pas le cas a eu gain de cause à la division des petites créances.

« La défenderesse n’a respecté ni le contrat, ni la loi, et n’a fait aucune tentative, si minime soit-elle, pour satisfaire la demanderesse et lui fournir un produit à la hauteur du prix payé et des représentations et garanties qu’elle lui avait faites », a conclu la juge Eliana Marengo dans un jugement sans équivoque rendu au début du mois contre le commerce Perruques Louis XIV, situé sur la rue Sainte-Catherine à Montréal.

L’histoire remonte à septembre 2016, alors que la cliente s’y procure une perruque pour un montant de 1949 $.

On « a assuré à la demanderesse que la perruque était faite uniquement de cheveux humains ». Or, au lendemain de la livraison du produit, la dame y est retournée pour se plaindre de la qualité, mais rien à faire.

« La défenderesse a refusé d’écouter la demanderesse et ses doléances, qu’elle a rejetées du revers de la main, prétextant que la perruque était un “produit d’hygiène” et qu’il ne pouvait y avoir ni échange ni remboursement », relate la juge Marengo.

Expertise

C’est en 2017 que la Montréalaise décide alors de faire expertiser la perruque. Après des tests, il a été déterminé qu’elle « n’était pas faite uniquement de cheveux humains, mais bien d’un mélange de cheveux humains et cheveux synthétiques ».

« Selon la prépondérance de la preuve, la défenderesse a essentiellement vendu une perruque qui valait 700 $ à la demanderesse, pour 1700 $ », déplore le jugement.

On précise que la chevelure vendue aurait dû avoir « une durée de vie normale de 2 à 3 ans », mais qu’elle était déjà en mauvais état après avoir été portée environ dix fois.

En guise de réparation, la juge Eliana Marengo a accordé à la cliente déçue un montant total de 1315 $, soit 915 $ « représentant la différence entre la valeur réelle de celle-ci et le prix payé moins la dépréciation », 100 $ pour les troubles occasionnés et 300 $ en dommages-intérêts punitifs.