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Un soulagement pour le monde... et pour Trump

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Abou Bakr al-Baghdadi est mort, bon débarras ! Il n’y a pas de demi-mesure ou de sympathie à avoir à l’égard d’un homme qui a incité au meurtre de civils, et de civils musulmans plus que tout. Le monde s’en porte mieux, aucun doute ! Et Trump aussi... pour quelques jours au moins.

Le fondateur du pseudo-califat de l’État islamique était certainement le terroriste le plus recherché de la planète. Que les Américains soient parvenus à le cibler, le cerner et avoir sa peau mérite admiration et appréciation. Le président Trump a eu à approuver ce qui ne pouvait être qu’une opération extrêmement risquée et délicate. Il fallait une bonne dose de leadership et il en a fait preuve, reconnaissons-le !

À court terme, lui qui aime se vautrer dans le patriotisme pourra rallier ses partisans, mais aussi de très nombreux Américains en manque de fierté nationale depuis quelque temps.

Petite gêne

Les démocrates, pendant quelques jours tout au moins, seront mal vus de frapper le clou de l’abus de pouvoir en Ukraine, après un tel succès, ailleurs sur la scène internationale.

Impossible d’imaginer toutefois que l’enquête de destitution soit ralentie, voire mise de côté par ce grand coup de politique étrangère : les témoins entendus à huis clos au Congrès depuis un mois n’ont fait que confirmer, chacun à sa façon, que Donald Trump a fait pression sur une puissance étrangère pour en tirer un profit politique personnel.

C’est un os que les démocrates ne vont pas lâcher.

Pied de nez à Obama

Entre-temps, l’actuel occupant de la Maison-Blanche jubile assurément de pouvoir, une nouvelle fois, tirer le tapis de la gloire sous Barack Obama.

Le fil conducteur de sa présidence a été de démanteler, pan par pan, les réalisations de son prédécesseur.

Obama avait eu Oussama ben Laden ; à son tour, Trump pourra se vanter d’avoir un chef terroriste parmi ses triomphes présidentiels.