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Le cœur a ses raisons

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Quand le Canadien bat Toronto, personne ne veut entendre parler de la manière. Seul le résultat compte. Montréal a compté 11 buts en deux matchs face à l’ennemi. La Métro-Pôvre est deux en deux avec quatre gros points de classement face à la Métropole...

Si les hommes de Claude Julien accèdent aux séries éliminatoires en avril, les plus perspicaces rappelleront sans doute que les deux énormes victoires face aux Leafs en octobre ont pesé lourd dans la balance...

Personne ne soulignera qu’elles ont été acquises face au pire gardien auxiliaire de la ligue nationale, Michael Hutchinson. Pas plus qu’ils ne diront que Toronto jouait chaque fois un deuxième match en 24 heures, une malédiction en octobre alors que la forme des joueurs n’est pas aussi optimale qu’en février.

Il est donc impensable que quelqu’un rappelle que 8 des 12 premiers points de classement du CH ont été acquis face à des gardiens auxiliaires.

Question de gardiens

Si la tendance se maintient, les chances sont minces que le Canadien participe au gros tournoi. À moins que les coachs adverses continuent de sous-estimer la Flanelle. À cinq reprises en 11 matchs, le CH s’est mesuré au gardien numéro deux de son adversaire. Il a ainsi battu, outre Hutchinson deux fois, Jake Allen des Blues et Alex Stalock du Wild. Vous vous rappelez le but de Gallagher après six petites secondes en début de deuxième période face à Allen ? Et le plomb pété par Jason Zucker du Wild à l’endroit de son coach après la défaite à Montréal en raison du choix de Stalock pour garder le filet ?

Lorsque le CH a tiré vers le gardien numéro 1 de son adversaire, il n’a gagné qu’une fois en quatre occasions, battant Jordan Binnington et les Blues au Centre Bell.

Enfin face à un numéro 1 à deux têtes, le CH a récolté un point sur une possibilité de quatre, résultat de la défaite en prolongation à Buffalo.

Avril est encore bien loin. Le chemin sera long. Voilà pourquoi la manière importe davantage que le résultat. C’est la philosophie partisane à adopter avec une équipe en transition.

Toute une ambiance !

Samedi soir, Jonathan Drouin en a mis deux dedans. Joel Armia a donné le ton avec le but vainqueur en tout début de troisième. Félix Séguin, de TVA Sports, a failli basculer en bas de la passerelle à 38 reprises, soit chaque fois que grâce à une charge du CH vers le filet de Toronto, il a pu hurler iiilllll lllaaannnccceee... L’ambiance était de feu dans l’aréna et à la Té-Vé.

D’ailleurs, Montréal est invaincu le samedi. Quatre en quatre avec 22 buts marqués et ce, face deux fois chacun aux gagnants de la coupe en 2019 et à ceux qui croient la gagner en 2020. Des veillées bonnes pour l’humeur collective. Ça fait sonner la caisse des dépanneurs en même temps que celle de Molson... la 24 comme celle du temple.

L’espoir, nutriment essentiel à la santé du cœur. Ce cœur qui a ses raisons... tant que le club gagne !