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L’erreur Scheer?

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Demandez à des conservateurs du Québec la cause de leur défaite dans la province, un mot sera sur toutes les lèvres : avortement.

Et le problème dépasse largement les questions stratégiques et le manque de préparation pour la question fatidique lors du Face-à-Face de TVA.

Ici, le post-mortem frappe au cœur du leadership d’Andrew Scheer. Et c’est ça le problème.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le malaise révélateur...

Les campagnes sont un test d’authenticité. Et sur le front de l’avortement et du mariage gai, Andrew Scheer n’a jamais dissipé l’impression qu’il disait le contraire de ce qu’il pensait.

Comment le croire, quand il semble lui-même mal à l’aise avec l’idée d’empêcher des députés d’essayer de relancer le débat sur l’avortement ? Qu’il ait été contre le mariage gai il y a 15 ans est une chose, qu’il affiche un tel inconfort à en discuter en 2019 en est une autre.

Finalement, le problème, ce n’était pas le discours officiel d’Andrew Scheer, ce sont ses valeurs profondes.

Voilà pourquoi plusieurs se demandent s’il n’est pas tout simplement devenu « invendable » au Québec.

La place du Québec...

Malgré tout, Andrew Scheer récolte toujours le respect au sein du parti. Une fois des changements apportés, ne pourrait-il pas mieux rebondir, comme l’avait fait Stephen Harper ?

Après tout, difficile de lui reprocher d’être qui il est. Les conservateurs étaient conscients de son conservatisme social en le choisissant comme chef.

La question est existentielle. La réponse viendra au plus tard lors du congrès d’avril à Toronto.

Si Andrew Scheer reste, le signal sera envoyé que le PCC ne mise plus sur le Québec pour prendre le pouvoir.

Gagner sans le Québec tout comme en 2008 et 2011.

Une perspective encore plus amère que la défaite de lundi dernier pour ceux et celles qui avaient bâti la meilleure équipe de candidats depuis l’ère Mulroney.