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Mort de Riley Fairholm: plus de transparence demandée

Mort de Riley Fairholm: plus de transparence demandée
CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES

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La Ligue des droits et libertés du Québec et la Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) réitèrent que le processus d’enquête concernant des gens tués par des policiers manque de transparence à la suite de la décision des autorités de ne pas porter d’accusation dans le cas de Riley Fairholm. 

À la suite d’une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé lundi qu’aucune infraction criminelle n’avait été commise par le policier qui a abattu ce jeune de 17 ans l’an dernier, à Lac-Brome, en Montérégie. 

Puisque les détails de l’enquête n’ont pas été dévoilés, ces deux organismes estiment que la population et les proches ne sont pas en mesure de comprendre cette décision. 

«Si un résumé exhaustif du rapport d'enquête du BEI sur la mort du jeune homme était rendu public suivant la décision du DPCP, comme nous le demandons depuis des années, la compréhension de cette décision ne serait pas uniquement un privilège du DPCP et du BEI. Surtout quand on sait que la mère de Riley, Mme Tracy Wing, s'est tournée il y a quelques mois vers le Commissaire à la déontologie policière, jugeant que BEI, le DPCP et la Sûreté du Québec manquaient de transparence à propos des circonstances entourant la mort de son fils!» a affirmé la coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, Eve-Marie Lacasse, par communiqué, mardi. 

Elle a demandé de nouveau au gouvernement de François Legault de mettre sur pied une commission parlementaire pour faire le bilan des trois années du BEI afin d’améliorer le processus d’enquête. 

«Ce cas démontre bien l’opacité qui colle au BEI, a souligné Mme Lacasse. Le Québec n’a toujours pas un mécanisme d’enquête sur la police qui permettrait que la population et les proches des victimes d’intervention policière puissent avoir vraiment confiance en ce mécanisme d’enquête.» 

Selon le DPCP, Riley Fairholm a été abattu vers 1 h 45 du matin le 25 juillet 2018 à la croisée du chemin Knowlton et de la rue Victoria alors qu’il était armé d’un pistolet. Suicidaire et semblant en crise, il avait refusé de lâcher son arme qu’il a brandie en direction des policiers malgré des appels par haut-parleur pour l’amener à obtempérer. Le jeune a été touché par une balle à la tête tirée par un agent de la Sûreté du Québec (SQ). 

Le BEI a mené une enquête sur cette intervention policière et a remis un rapport au DPCP, qui a conclu lundi que les policiers n’avaient pas violé la loi.