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Rencontre au sommet

Les Carabins sont en quête d’un troisième titre provincial consécutif

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Photo d’archives, Agence QMI L’entraîneur des Carabins Pat Raimondo s’attend à un match à haute intensité vendredi. Sur la photo, on le voit avec le trophée du championnat canadien, remporté l’an dernier.

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Les Carabins de l’Université de Montréal vont tenter de remporter un troisième championnat provincial consécutif en soccer masculin alors qu’ils affrontent les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières, vendredi soir.

Ce sont les deux meilleures formations du RSEQ qui s’affrontent puisque l’UQTR a terminé au premier rang du classement avec 30 points (10-2-0) pendant que les Carabins ont pris le second rang avec 29 points (9-1-2).

« Ils sont grands, forts et jouent bien, a analysé l’entraîneur des Carabins Pat Raimondo au sujet de ses adversaires. Ils savent qui ils sont et ils jouent sur leurs qualités. »

tard en soirée

Seul pépin, le match sera présenté à Trois-Rivières à 21 h, ce qui est plutôt incompréhensible.

« En plus, on prévoit une température froide en soirée. Je ne comprends seulement pas pourquoi le match est si tard. On aurait pu jouer samedi après-midi », déplore Raimondo qui précise que l’équipe devra quitter Montréal à 14 h pour éviter la circulation sur l’autoroute 40.

Les deux équipes ont divisé les honneurs de leur série aller-retour en saison régulière et présentent un fort bel équilibre.

« On les a battus chez eux 1 à 0 et peut-être qu’ils le méritaient plus, mais ils nous ont battus 3 à 2 à la dernière minute à la maison et peut-être qu’on méritait plus », rappelle Raimondo.

« Les deux matchs étaient très équilibrés et les forces de l’un font ressortir les faiblesses de l’autre. »

Les Carabins vont toutefois devoir réaliser une première s’ils veulent remporter le neuvième titre provincial de leur histoire.

« On doit aller chercher une bannière provinciale à l’extérieur, on a toujours remporté chacune de nos huit premières bannières au CEPSUM », rappelle Raimondo qui a été à la barre de l’équipe pour chacune de ces conquêtes. 

Préparation

Cette finale provinciale va permettre aux Carabins d’apporter la touche finale dans leur préparation pour le Championnat canadien qui se mettra en branle au CEPSUM, jeudi prochain.

« Il faut une bonne performance pour qu’on soit prêts à s’engager lors des matchs du championnat canadien », insiste Raimondo.

« Le niveau des matchs y est très élevé et c’est beaucoup plus élevé que les matchs de saison régulière. Vendredi, on va mettre la table pour la rencontre de jeudi prochain. »

Raimondo sait de quoi il parle puisque son équipe est championne en titre et qu’elle s’est inclinée en finale en 2017.

Grosse perte

La belle performance des Carabins en saison régulière est d’autant plus remarquable que l’équipe a été durement affectée par les blessures.

« Dimanche passé [en demi-finale], c’était la première fois depuis le match d’ouverture que les XI partants étaient tous là », a expliqué l’entraîneur-chef.

Mais ce n’est pas tout, l’équipe a aussi composé avec le départ de Frédéric Lajoie-Gravel, qui avait terminé sa carrière universitaire. L’ancien de l’Académie de l’Impact a récolté 14 buts et 6 passes en 12 matchs de saison régulière, dominant le RSEQ. Et il a poursuivi dans la même veine en séries, récoltant notamment cinq buts en trois matchs lors du championnat canadien.

« On ne remplace pas un joueur comme ça, a laissé tomber Raimondo. Il a marqué 21 buts pour nous, les buts nous manquent, mais sa présence quotidienne nous a plus manqué. »

Mais un noyau de vétérans a pris la relève pour permettre à l’équipe de bien négocier la transition. « Les gars ne se sont pas servis de son départ comme excuse, on gagne seulement par des pointages plus serrés », a noté Raimondo.

Plus qu’une défense de titre

S’il n’en tient qu’à l’entraîneur-chef de l’équipe de soccer masculine de l’Université de Montréal, Pat Raimondo, ses Carabins n’auront aucun titre à défendre lors du championnat canadien universitaire qui se mettra en branle jeudi prochain.

Comme la compétition sera présentée au CEPSUM, les Carabins sont qualifiés d’office, mais ils n’ont absolument rien à défendre aux yeux de leur entraîneur.

« On ne défend rien, on commence une nouvelle conquête. Le championnat de 2018 ça nous appartient. Maintenant on veut aller chercher un deuxième titre national. »

Le ton est donc donné, les Carabins ont l’intention de tout faire pour répéter l’exploit de la saison dernière alors qu’ils ont remporté le premier championnat national de leur histoire en défaisant l’université du Cap-Breton 2 à 1 en prolongation, à Vancouver.

Stabilité

Quand une équipe remporte un championnat, il est fréquent qu’elle connaisse une baisse de régime l’année suivante, surtout s’il s’agit d’une équipe qui est à maturité dans un contexte cyclique comme celui du sport universitaire.

Les Carabins n’ont pas eu ce problème parce qu’ils comptent sur un bon noyau de vétérans et parce que Raimondo et son personnel se sont assurés que tout le monde reste très terre-à-terre.

« Quand on a commencé la saison, on n’a presque pas parlé du championnat, on a toujours parlé du prochain match et on a toujours gardé cette logique-là. »

Les Carabins sont évidemment emballés de disputer un nouveau championnat canadien devant leurs partisans, mais Raimondo explique qu’il doit modérer les ardeurs de tout le monde.

« Les gars sont fébriles, excités et peut-être un peu trop. Il ne faut pas qu’ils jouent pour les gradins et qu’ils contrôlent leurs émotions. »