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«Une tache sur le Canada»

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Vous croyez que le débat sur la loi 21 est terminé ?

Que la campagne fédérale étant derrière nous, on va pouvoir enfin tourner la page et passer à autre chose ?

Désolé, mais j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : ça ne fait que commencer.

UN TEXTE RAVAGEUR

Lundi, The Globe and Mail, le journal le plus important et le plus influent au pays, considéré par plusieurs comme le thermomètre de la gauche canadienne, a publié un éditorial ravageur sur la loi 21.

Pas un commentaire, un texte d’opinion ou une chronique, qui n’engage que son auteur.

Mais un éditorial. Qui représente le point de vue du journal.

De tous les textes négatifs qui ont été écrits sur la loi 21, c’est — de loin — le plus féroce et le plus enragé.

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Selon The Globe and Mail, Jagmeet Singh, Andrew Sheer et Justin Trudeau se sont déshonorés en ne condamnant pas « l’odieuse » loi 21 durant la campagne.

« Cette trahison opportuniste de la Charte des droits et libertés n’était qu’une stratégie cynique visant à gagner des sièges au Québec », lit-on.

« Les chefs du NPD, du Parti conservateur et du Parti libéral ont tourné le dos à des populations vulnérables, laissant le gouvernement du Québec piétiner leurs droits les plus fondamentaux.

La loi 21 est une tache sur le Canada et sur le Québec. Elle empêche des gens, même des gens qui sont nés, qui ont grandi et qui ont été éduqués ici, au Canada, d’enseigner, de devenir policiers, juges ou procureurs, et d’occuper une variété d’emplois dans la fonction publique québécoise. »

(Aucune mention de la clause « grand-père » qui permet aux fonctionnaires déjà en poste de garder leur signe religieux, ni au fait que la loi 21 ne s’applique qu’aux fonctionnaires en position d’autorité.

Bof, comme on dit en anglais : Never let the facts get in the way of a good story.)

« Les victimes de la loi 21 n’ont pas besoin d’amis qui se pointent en cour des années trop tard. Ils ont besoin que ceux qui siègent au Parlement fédéral reconnaissent que quelque chose de très laid et de très injuste se passe actuellement au Québec, et qu’ils trouvent le courage politique de confronter cette loi que tout le monde qui a des yeux pour voir trouve discriminatoire. »

UNE HONTE NATIONALE

Je rappelle que ce texte n’est pas une lettre aux lecteurs publiée dans un obscur hebdomadaire de région, mais un éditorial publié dans le plus important quotidien du pays.

Le journal que les étrangers lisent pour prendre le pouls du Canada.

Au moins, ce texte a le mérite d’être clair : pour l’élite médiatique canadienne, la loi 21 est une honte nationale qui doit être combattue bec et ongles.

Qu’importe si elle a été adoptée par un gouvernement démocratiquement élu et si 70 % des Québécois l’appuient.

Le Canada ne peut accepter une telle loi sur son territoire.

C’est ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre. Une guerre pacifique, certes, mais une guerre tout de même.

Le journal le plus influent au pays demande au gouvernement fédéral de combattre une loi provinciale qui a été adoptée — avec l’appui populaire — par un gouvernement démocratiquement élu !

Et certains trouvent encore que nous avons notre place dans ce pays ?

 

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